Miss Pérou 2018 : les participantes dénoncent les violences faites aux femmes

Une action audacieuse lors d’un évènement aux relents plutôt sexistes.

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Le concours de Miss Pérou 2018 a été marqué par un évènement majeur qui a déjà fait le tour du monde. Les participantes ont en effet préféré parler des violences faites aux femmes que de donner leurs mensurations, requête au demeurant assez sexiste. Plus de 20 femmes se sont succédé à la tribune pour donner des statistiques sur l’exploitation, le trafic, et les violences faites aux femmes.

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Camila Canicoba of Lima a par exemple déclaré : "Mes mensurations sont : 2 202 cas de féminicides rapportés ces 9 dernières années dans mon pays."

Juana Acevedo a ajouté : "Mes mensurations sont : plus de 70 % des femmes dans notre pays sont victimes de harcèlement dans les rues".

La miss victorieuse, Romina Lozano de Callaomy, 20 ans, a quant à elle déclaré que ses mensurations étaient : "3 114 femmes victimes du trafic jusqu’en 2014."

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Si cette action de revendication a pu surprendre les téléspectateurs, il émanait de l’organisation de l’évènement. Derrière les miss, des images de unes de journaux illustrant ces sujets étaient projetées.

Jessica Newton, organisatrice de l’évènement a évoqué auprès de BuzzFeed News cet élan de solidarité féminine dans la volonté de combattre les violences faites aux femmes :

"Ne pas dénoncer et ne rien faire à cet état de fait revient à être complice."

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Elle a même été plus loin, dénonçant la culpabilisation des victimes et le slut-shaming : "les femmes peuvent se promener toutes nues si elles ont envie. Nues. C’est une décision personnelle. Je suis aussi décente en maillot de bain qu’une femme en tenue de soirée".

Ce happening audacieux s’inscrit dans un mouvement de masse qui prend forme en Amérique latine. Se regroupant derrière le slogan "Ni una menos", ("plus jamais une de moins" littéralement), les femmes se rassemblent pour combattre les violences faites aux femmes dans leur pays.

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Par Kimberly B. Johnson, publié le 02/11/2017

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