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Des milliers d'empreintes de dinosaures datant de 140 millions d'années découvertes en Australie

Publié le

par Jeanne Pouget

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En Australie, une équipe de paléontologues des universités James Cook et du Queensland a mis étudié entre 2011 et 2016 des milliers d’empreintes de dinosaures, dont certaines sont vieilles de 140 millions d’années et comptent parmi les plus grandes jamais découvertes. 

Depuis plus de cinq ans, les paléontologues étudient des milliers d'empreintes de dinosaures sur une zone partiellement immergée de 25 kilomètres située à James Price Point, au nord-ouest de l'Australie-Occidentale. Au total, ils ont passé 400 heures à travailler sur ces empreintes, dont certaines sont uniquement accessibles à marée basse. "On ne pouvait pas prendre le temps pour étudier sur le terrain, donc on a fini par avoir recours à des drones pour cartographier ces empreintes", explique Steve Salisbury, chercheur à l'université du Queensland au magazine Géo.

Ce qui a permis, à terme, d'identifier 21 types de traces différentes, représentant quatre principaux groupes de dinosaures :

"Il y a cinq types différents d'empreintes de dinosaures prédateurs, au moins six types d'empreintes de sauropodes herbivores à long cou, quatre types de traces d'ornithopodes herbivores bipèdes et six types de traces de dinosaures à armure", détaille-il.

Il explique que la plupart des empreintes de dinosaures connues dans le pays se situent dans le Queensland et en Nouvelle-Galles du Sud, c'est-à-dire à l'est de l'île, et sont datées de 90 à 115 millions d'années. Tandis que celles découvertes dans le nord-ouest datent en moyenne de 130 millions d'années.

Une découverte sans précédent

"C'est l'assemblage d'empreintes le plus divers de la planète. On ne trouve nulle part ailleurs une telle diversité. C'est une faune unique que l'on retrouve ici : des stégosaures ainsi que les plus grands dinosaures du monde. [Certains] ont laissé des empreintes de 1,70 mètre de long ! Des animaux que l'on n'aurait jamais imaginés voir ici, en Australie, si on n'avait pas trouvé ces empreintes", explique le Dr Salisbury.

Le site avait été sélectionné en 2008 par le gouvernement d'Australie-Occidentale pour établir un gigantesque projet de traitement du gaz naturel qui a donc bien failli détruire à tout jamais un grand nombre d'empreintes.

Heureusement, les Goolarabooloo, gardiens aborigènes du lieu, ont contacté les paléontologues afin qu’ils mènent des recherches sur ces traces à l'origine de mythes traditionnels sacrés. Par conséquent, le lieu a été classé héritage national en 2011 et le projet gazier abandonné, ce qui a permis de lancer des recherches approfondies.

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