AccueilÉDITO

Marine Le Pen mise en examen pour "abus de confiance"

Publié le

par Astrid Van Laer

Vendredi 30 juin, Marine Le Pen était auditionnée par les juges du pôle financier, dans le cadre de l’enquête au sujet des présumés emplois fictifs du Front national au Parlement européen. Son avocat a annoncé sa mise en examen pour "abus de confiance".

Après avoir refusé de s’y rendre durant les dernières campagnes électorales, Marine Le Pen s’est présentée vendredi 30 juin à une audition avec des juges du pôle financier, dans le cadre d’une enquête au sujet de soupçons d’emplois fictifs du Front national (FN) au Parlement européen. À la suite de cet interrogatoire, son avocat, Me Rodolphe Bosselut, a annoncé à l’AFP la mise en examen de sa cliente pour "abus de confiance".

Pour rappel, des eurodéputés FN sont soupçonnés d’avoir salarié des membres du parti avec de l’argent du Parlement européen, en leur fournissant de faux contrats d’assistants parlementaires. Le préjudice pourrait s’élever jusqu’à 5 millions d’euros, rappelle France Bleu. Dans cette même affaire, la cheffe de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, avait été mise en examen pour "recel" en février.

La candidate défaite à l’élection présidentielle est depuis devenue députée de la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Le 28 juin, la présidente du FN avait prévenu lors d’une interview sur BFM TV qu’elle ne démissionnerait pas de son poste d’élue au palais Bourbon en cas de mise en examen, assurant être "totalement innocente" :

"Les juges me demandent de prouver la nature de [mes relations avec mes assistants parlementaires]. Il va falloir, moi, que j’aille donner à un juge tout. Mon agenda, mes contacts, mes relations, mes rendez-vous […] les notes que j’échange avec mes collaborateurs. Je vais tout donner à des juges et donc tout donner à Mediapart, au Canard enchaîné puisqu’il n’y a plus aucun secret de l’instruction."

L’avocat de Marine Le Pen a également indiqué qu’elle allait déposer un recours "dès lundi" pour contester cette mise en examen, qui va selon elle à l’encontre du principe de séparation des pouvoirs.

À lire -> La justice française demande au Parlement européen de lever l’immunité de Marine Le Pen

À voir aussi sur konbini :