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Manuel Valls quitte le PS

Publié le

par Théo Mercadier

Il l’a fait.

"Une partie de ma vie politique s’achève. Je quitte le Parti socialiste, ou le Parti socialiste me quitte." C’est tellement beau qu’on en pleurerait presque. Dans une interview sur RTL, l’ancien Premier ministre et actuel député sans étiquette a déclaré qu’il quittait le parti pour lequel il a milité depuis 1980. Il précise que "siéger dans le groupe En Marche, c'est une possibilité"– une adhésion que les membres dudit groupe ont adoptée à main levée.

"Moi, je souhaite clairement être dans la majorité, il y a une forme de cohérence. J’ai soutenu Emmanuel Macron avant le premier tour, ça m’a coûté cher, a-t-il déclaré sur RTL. Je me suis inscrit dans la majorité présidentielle dans cette campagne des législatives. Il y a un moment où il faut être au clair. Je veux siéger au cœur de cette majorité par cohérence."

Il faut dire que Manuel Valls était plutôt seul au monde. Après avoir soutenu avec fracas Emmanuel Macron plutôt que Benoît Hamon au premier tour de la présidentielle, s’attirant les foudres de sa famille politique, le Parti socialiste (PS) avait logiquement refusé de l’investir pour les législatives. Il avait alors carrément affiché la mention "majorité présidentielle" sur son affiche de campagne sans rien demander à personne, ce qui lui avait valu le déclenchement d’une procédure d’exclusion du PS, qui n’a jamais abouti.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a plutôt bien réagi à ce ralliement, déplorant le torrent de critiques qui pleut inlassablement sur Manuel Valls depuis quelques années : "Il y a quelque chose de très violent dans la situation de Manuel Valls, il y a des critiques qu’on peut exprimer envers lui, mais je trouve qu’il y a un opprobre sur cet homme qui me paraît injuste." Mais peut-on s’en étonner, entre le 49-3, les retournements de veste à répétition, le double discours et les trahisons à gogo ?

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