Capture d’écran du site Storm Management, où il est possible de voir le nombre de followers de la mannequin

Des mannequins payés en fonction de leur nombre de followers

L'agence britannique Storm a décidé d'accorder une importance toute particulière au nombre de "followers" de ses mannequins sur les réseaux sociaux. Un indice de popularité qui pèserait lourd dans les cachets.

Capture d'écran du site Storm Management, où il est possible de voir le nombre de followers de la mannequin

Capture d'écran du site Storm Management, où il est possible de voir le nombre de followers de la mannequin

Cela fait un moment que le business d'Instagram fait nombre d'heureuses, qui vendent leur image à des marques et produits. Mais désormais, ce sont les agences de mannequins elles-mêmes qui s'intéressent à ce nouveau moyen de communication afin d'exploiter au mieux la popularité des mannequins.

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L'agence Storm met aujourd'hui en avant le nombre d'abonnés de ses protégés afin de leur faciliter l'obtention de contrats et d'augmenter leurs cachets. Remarqué par Mashable, le procédé est assumé par les acteurs du milieu. Une technique payante selon la fondatrice de l'agence, qui affirme qu'à qualités égales, un modèle ayant un grand nombre de followers sur les réseaux Twitter, Facebook ou Instagram sera préféré à son concurrent.

La tendance est illustrée par les propos de Simon Chambers, le co-détenteur de Storm, lors d'une interview donnée au Financial Times. Celui qui occupe la tête de l'agence dont l'une des stars est la très médiatisée Cara Delevingne ne cache pas l'importance des réseaux :

C'est un atout. Le coût augmente à mesure que les abonnés de la fille augmentent.

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Au sujet de Cara Delevingne, la co-fondatrice affirme d'ailleurs citer ses qualités de modèles mais également le fait qu'elle ait 13 millions de followers afin de faire augmenter la facture.

Le règne d'Internet

Une image qui se vend à prix d'or puisque les contrats prennent maintenant en compte la visibilité du modèle sur les réseaux sociaux. Ainsi, la rémunération augmente en même temps que le nombre d'abonnés. La démarche fait écho à une étude de 2012, affirmant que la popularité était la clef de la réussite. Après avoir suivi environ 10 000 personnes, les chercheurs ont constaté que les plus populaires réussissaient mieux encore que les plus intelligents.

Les chiffres de l'étude du National Bureau of Economics pourraient-ils aussi être appliqués au monde de la mode ? Les modèles, difficiles à départager sur des critères physiques, pourraient bien être elles aussi discriminées par leur popularité.

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Le business de la mode ne s'arrêterait donc plus à l'apparence, la personnalité, et intègrerait la présence médiatique des mannequins devenant un véritable enjeu pour les agences, qui prennent de plus en plus conscience de l'importance des réseaux sociaux. Il n'y a qu'à jeter un oeil à la vie online des Kendall Jenner et autres Cara Delevingne afin d'illustrer le phénomène 2.0.

Par Aline Cantos, publié le 03/06/2015

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