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Maltraitance dans les abattoirs : l'association L214 choque avec une nouvelle vidéo

Publié le

par Astrid Van Laer

Depuis neuf ans maintenant, l'association lutte contre la maltraitance des animaux et multiplie les vidéos chocs. Cette fois, elle a infiltré l'abattoir de Houdan dans les Yvelines. 

L'association L214 a encore frappé un grand coup. Sur les images dévoilées sur le site du collectif ainsi que dans le numéro du 16 février d'Envoyé Spécial sur France 2, on voit un employé frapper un cochon avec ce que l'on appelle une "claquette à porc", objet habituellement utilisé pour faire du bruit afin que les animaux obéissent. On découvre également que les animaux sont confinés dans des endroits tellement étroits qu'ils sont obligés de monter les uns sur les autres pour tenir dans l'enclos. Coups de pied, aiguillons électriques, hurlements... l'humoriste Guillaume Meurice s'est engagé aux côtés de l'association et dénonce avec ironie et cynisme l'absurdité d'un rapport effectué par un inspecteur en avril 2016 dans ce même abattoir, grâce à un montage confrontant les mots du rapport à la vidéo de L214.

Invité à réagir, le directeur de l'établissement de Houdan, Vincent Harang, se déclare très surpris et commente l'action de l'employé qui apparaît dans les images : "C’est choquant. Là, il y a une souffrance réelle. Si j’avais vu ça, ça ne se passerait pas bien. Le gars, il a du mal. Le problème, c’est sa colère, il n’est plus dans son état normal." À chaque fois qu'une vidéo similaire est mise au jour, les réactions des dirigeants des abattoirs témoignent de leur grand étonnement et les autorités qualifient les maltraitances de cas isolés.

Pourtant, ce n'est pas vraiment la première vidéo de ce genre. En réaction à ces images, l'Assemblée nationale a voté l'obligation d'installer des caméras dans les abattoirs à partir du 1er janvier 2018. Il manque désormais l'accord du Sénat. Cependant, d'ici à son examen par les sénateurs, les élections législatives et sénatoriales auront eu lieu et pourraient aboutir à une nouvelle majorité, peut-être moins encline à voter la mesure.

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