Les mèmes sont-ils la prochaine tendance mode ?

Quand les mèmes sortent des écrans.

Honnêtement, qui ne s’est jamais tapé un fou rire tout seul devant son écran à la vue d’un mème ? Dernièrement, c’était Salt Bae, le pro du salage de viandes, qui faisait le tour des réseaux sociaux, en étant repris à la moindre occasion. Les mèmes sont très certainement les images les plus facilement relayées sur Internet.

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Alors si quelque chose devient si viral, pourquoi ne pas trouver un moyen de le vendre ? En effet, si on aperçoit de plus en plus de marques intégrer les mèmes dans leurs créations, il n’existe pas de marques qui leur sont entièrement consacrées. Ce sont principalement des designers indépendants qui en proposent sur les sites tels qu’Amazon, Etsy et Redbubble.

Quand les mèmes se transforment en images racistes

Tous ces mèmes prennent souvent forme sur la plateforme 4chan, très alimentée par la sub-culture qu’Internet a créée. Cependant, ces mèmes peuvent aussi se nourrir de la controverse puis, par la suite, être associés à leurs dépens à des images racistes. Cela a notamment été le cas du mème "Pepe the Frog". Zara s’était d’ailleurs attiré les foudres des internautes en affichant la grenouille sur l’une de ses jupes. En effet, depuis 2015, "Pepe the Frog" a été récupéré par le mouvement de l’alt-right américaine.

Martin Hosking, le PDG du site Redbubble, vient ajouter que le contexte politique peut aussi avoir des répercussions directes sur la vente des vêtements arborant des mèmes. Dans un entretien pour New York Magazine, ce dernier avance :

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"Les affaires évoquant Trump, incluant aussi bien les pro-Trump que les anti-Trump, semblent avoir fait travailler l’imaginaire de la population. À tel point que l’on aurait pu prédire que Trump allait gagner, tant les objets à son effigie ont été beaucoup plus vendus que ceux d’Hillary Clinton."

Concernant "Pepe the Frog", ce dernier précise que même si la grenouille s’est toujours extrêmement bien vendue, "depuis qu’elle est devenue le symbole des supporters de Trump, elle est probablement devenue le mème le plus vendu de tous les temps".

Les mèmes comme signe d’appartenance

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Bien heureusement, les mèmes à connotation fasciste ne sont pas les seuls à se vendre. Souvent, ils permettent avant tout de créer un certain sentiment d’appartenance et d’identité tant celles-ci se forgent de plus en plus à travers les technologies, les conversations en ligne et les forums.

Une chose est sûre, les meilleurs mèmes restent ceux à caractère humoristique. La difficulté rencontrée lorsqu’on utilise les mèmes dans la mode, c’est qu’il faut non seulement avoir une bonne culture du Web, mais il faut aussi être très réactif car ils sont éphémères.

Si les mèmes ont déjà pris place au sein de la fast-fashion, la haute couture n’est pas en reste. En effet, même les maisons de luxe s’emparent petit à petit de cette culture du Web, et tout particulièrement la marque italienne Gucci.

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Y a-t-il un nouveau marché à exploiter au sein de la mode ? La question peut se poser. En tout cas, Martin Hosking assure que ce serait sérieusement un projet à prendre en considération. Ajoutant que cela serait sans aucun doute une idée ingénieuse, puisqu’il s’avère être déjà un outil marketing dans le prêt-à-porter.

Affaire à suivre…

À lire -> Quand Gucci se met aux mèmes pour promouvoir sa nouvelle collection

Par Manon Baeza, publié le 24/08/2017

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