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Les grandes expos de mode à ne pas rater à Paris

Publié le

par Manon Baeza

Quand la mode s’invite dans les musées.

La mode est-elle un art ? Oui, non, peut-être… Les réponses diffèrent, mais une chose est sûre : la mode fait de plus en plus l’objet d’expositions. En effet, si les musées de mode existent depuis peu, ils ne cessent de se développer et les expos consacrées à la mode sont en plein boom. Actuellement, il y a à Paris et en banlieue plusieurs grands rendez-vous qui valent le détour et dont on a souhaité vous parler.

"Balenciaga, l’œuvre au noir", au musée Bourdelle (jusqu’au 16 juillet)

© Musée Bourdelle

En hommage à Cristóbal Balenciaga, cette exposition inaugure la saison espagnole du Palais Galliera – même si c’est au musée Bourdelle que le couturier des couturiers est exposé. Chez Balenciaga, le noir est plus qu’une couleur, c’est une matière vibrante qu’il arrive à mettre en lumière grâce à ses choix de coupes et de tissus. À travers une centaine de pièces, le musée Bourdelle nous prouve que Cristóbal Balenciaga était le seul à savoir aussi bien parer de noir la garde-robe féminine.

"Dalida, une garde-robe de la ville à la scène", au Palais Galliera (jusqu’au 13 août)

Le Palais Galliera est le premier musée parisien exclusivement dédié à la mode. À l’occasion du trentième anniversaire de la disparition de Dalida, le musée présente une rétrospective sur la garde-robe de la diva. Elle aimait la mode et les créateurs le lui rendaient bien : son look pulpeux et sa gestuelle glamour firent d’elle une vraie icône de la mode. Elle a tout porté et tout osé, d’Yves Saint Laurent à Carven, en passant par Azzaro.

Rétrospective Henrik Vibskov à la Maison du Danemark (jusqu’au 16 juillet)

© Maison du Danemark

La Maison du Danemark a été sensible au talent du créateur de mode hors normes Henrik Vibskov. Ses créations éclectiques et audacieuses sont souvent portées par des fashionistas avant-gardistes des quatre coins du monde. Au-delà de la mode, Henrik Vibskov se révèle être un vrai artiste pluridisciplinaire, puisqu’il excelle aussi dans d’autres champs artistiques tels que la danse, le théâtre, la musique ou les arts plastiques. L’exposition qui lui est consacrée est une réelle mosaïque combinant projets en devenir et œuvres déjà exposées, qui vous emmènera dans l’imagination foisonnante de Vibskov.

"Mode et Femmes 14/18", à la bibliothèque Forney (jusqu’au 17 juin)

© Bibliothèque Forney

À l’occasion de sa réouverture, la Bibliothèque Forney met en lumière comment le vestiaire féminin a radicalement changé au début du XXe siècle, en explorant l’histoire de la mode et des femmes au sein de la société française durant la Première Guerre mondiale.

"Kimono, au bonheur des dames", au musée Guimet (jusqu’au 22 mai)

Pour la première fois, la célèbre maison Matsuzakaya, fondée en 1611, présente en dehors du Japon sa collection regroupant ses plus belles pièces textiles. Cette exposition inédite retrace, grâce à de splendides kimonos, l’évolution de la mode nipponne depuis l’époque d’Edo (1603-1868) jusqu’à nos jours – tout en montrant les réinterprétations contemporaines de ces vêtements emblématiques dans les modes japonaise et française.

"Doisneau, les années Vogue", à l’espace Richaud (jusqu’au 28 mai)

© Espace Richaud

L’espace Richaud (bon, d’accord, c’est à Versailles et non à Paris, mais on vous en parle quand même car cette expo vaut vraiment le coup), présente le travail du reporter mondain que fut aussi le grand Robert Doisneau, en nous faisant découvrir son travail pour le magazine Vogue, de 1949 aux années 1960. De Picasso à Bardot, toutes les grandes stars de l’époque sont passées devant son objectif. Cette expo est aussi l’occasion de (re)découvrir le docu Robert Doisneau, le révolté du merveilleux, écrit et réalisé par Clémentine Deroudille, sa petite fille.

"Medusa, bijoux et tabous", au musée d’Art moderne (du 19 mai au 5 novembre)

À quelques pas du Palais Galliera, le musée d’Art moderne présente "Medusa", qui met en avant 400 bijoux réalisés par des artistes et des joailliers. L’exposition s’articule autour de quatre grandes thématiques (l’identité, la valeur, le corps et le rite), qui permettent notamment de révéler la faculté des bijoux à se réinventer, ou encore leur force subversive.

"Anofuku", à la Maison de la culture du Japon (du 6 septembre au 28 octobre)

<em>©</em> Kunihiko Morinaga

Transphère propose sa quatrième exposition à la Maison de la culture du Japon. Cette événement se concentre sur la rencontre entre deux créateurs de mode japonais qui sont très certainement les plus innovants du moment : Keisuke Kanda et Kunihiko Morinaga. Le projet "Anofuku"(littéralement "ce vêtement") fusionne les visions de ces deux jeunes créateurs et dépasse le domaine de la mode. Les deux stylistes ont l’habileté de réorganiser et reconstruire le vêtement, tout en entremêlant le passé, le futur, les cultures occidentale et japonaise, les matériaux technologiques et les tissus artisanaux, pour nous proposer une nouvelle définition, tournée vers l’avenir, de la mode et du vêtement.

"Christian Dior, couturier du rêve", aux Arts décos (du 5 juillet au 7 janvier)

© Musée des Arts décoratifs

Enfin, il y a bientôt 60 ans que le génie Christian Dior nous a prématurément quittés. De ce fait, le Musée des Arts décoratifs de Paris prépare, pour la première fois depuis 1987, une rétrospective qui lui est dédiée à lui et les six successeurs qui ont essayé de réinventer le style New Look : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chiuri. Comment y sont-ils parvenus ? Réponse le 5 juillet prochain.

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