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Les élections législatives britanniques sont maintenues malgré l’attentat de Londres

Publié le

par Astrid Van Laer

La Première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, a annoncé que les élections législatives se dérouleront comme prévu le jeudi 8 juin, malgré l’attentat terroriste qui a touché Londres ce samedi 3 juin.

À cinq jours du scrutin législatif anticipé, un attentat est survenu dans la capitale britannique samedi 3 juin, occasionnant la mort de sept personnes et en blessant une cinquantaine. Le 18 avril, la Première ministre Theresa May avait annoncé l’organisation d’élections législatives anticipées afin d’avoir une majorité parlementaire plus importante, lui permettant de négocier le Brexit plus aisément. Malgré cette attaque terroriste, elle a indiqué son intention de maintenir ces élections, prévues le 8 juin prochain.

L’attentat de Manchester, le 22 mai, avait arrêté momentanément la campagne électorale. Dimanche 4 juin, la cheffe du gouvernement a donc pris la parole depuis son bureau, situé au 10 Downing Street, et a déclaré :

"Pour marquer leur respect, les partis politiques ont suspendu leur campagne aujourd’hui. Mais la violence ne peut pas perturber le processus démocratique, donc la campagne reprendra pleinement [lundi], et l’élection générale se déroulera comme prévu, jeudi."

Theresa May a également annoncé qu’il fallait revoir des choses dans le processus de défense antiterroriste actuel : "Nous devons revoir la stratégie antiterroriste de la Grande-Bretagne afin de nous assurer que les forces de sécurité ont tous les moyens dont ils ont besoin. Trop, c’est trop, tout le monde doit pouvoir vivre sa vie. Il y a des choses qui doivent changer."

Son principal opposant, le chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn, a réagi, jugeant également qu’il fallait que la campagne électorale reprenne au plus vite :

"Les tueries de masse qui ont amené la terreur dans les rues de Londres et de Manchester veulent que nos élections et notre démocratie soient stoppées. Ils veulent que leur violence prenne le pas sur notre droit à voter dans un climat électoral paisible et juste, et empiète sur notre droit à vivre nos vies librement. C’est pourquoi ce serait une grossière erreur de reporter le vote de jeudi prochain ou de suspendre la campagne électorale plus longtemps."

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