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Les Britanniques pourraient bientôt avoir besoin d'un visa pour visiter la France

Le ministère de l’intérieur du Royaume-Uni a révélé que les Britanniques pourraient avoir à demander un visa pour voyager sur le continent européen après le Brexit.

La Commission européenne envisage en effet de suivre l’exemple des États-Unis en mettant en place un programme de visa court séjour. Il deviendrait désormais obligatoire pour tous les citoyens hors UE, pour des raisons diplomatiques et sécuritaires.

Les Américains et les Canadiens seraient concernés, ainsi que les Britanniques une fois le Brexit finalisé.

Couple in Bordeaux. France is a popular tourism destination for millions of Britons (Photograph: Matthew Kirby)

La France est une destination populaire auprès des Britanniques. (© Matthew Kirby)

À l’heure actuelle, les Bitanniques n’ont besoin que d’un passeport valide pour voyager en Europe. Les tournées des caves françaises et autres  virées sur le continent pourraient bientôt leur demander beaucoup plus d’efforts administratifs.

Le contrôle accru aux frontières était au centre de la campagne en faveur du Brexit en amont du référendum.

La ministre de l’Intérieur, Amber Rudd, a déclaré :

"Une fois que nous aurons quitté l’Union européenne, nous contrôlerons totalement qui peut entrer sur notre territoire, à deux ou trois exceptions près. Mais, bien sûr, cela marche dans les deux sens. Je ne pense pas que ce visa soit une option particulièrement séduisante, mais on ne la rejette pas pour avoir une marge de manœuvre qui nous permette de négocier au mieux dans le futur."

Artist re-imagining of a new European Union passport (Photograph: Branfi via Reddit)

Projet d'illustration pour un nouveau passeport européen. (© Branfi via Reddit)

Selon la ministre, le projet de la Commission européenne a pour but de rappeler au Royaume-Uni que l’UE a des arguments à prendre en compte dans les négociations d’une éventuelle séparation.

Les militants pro-Brexit avaient prétendu qu’un projet de visa ne serait pas à l’ordre du jour en cas de sortie de l’Union européenne, mais c’est encore une promesse non tenue pour Tim Farron, leader du "troisième parti du pays", les libéraux-démocrates. Interviewé par Associated Press, il a commenté l'allocution d'Amber Rudd :

"Quand Theresa May [la Première ministre du Royaume-Uni, ndlr] affirmait que mettre fin à la liberté de mouvement était une priorité, je suis sûr que ce n’est pas ce qu’elle avait en tête. Le gouvernement doit arrêter avec les formules creuses et s'assurer que les Britanniques pourront circuler pour le tourisme comme pour les affaires."

Tim Farron at the March for Europe demonstration in London (Photograph: Matthew Kirby)

Tim Farron à la marche pour l'Europe à Londres (© Matthew Kirby)

Traduit de l'anglais par Sophie Janinet

Par Matthew Kirby, publié le 12/09/2016

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