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Leonardo DiCaprio, l’icône écolo qui nous fait du bien

Publié le

par Jeanne Pouget

L’écologie politique peut bien être moribonde, les défenseurs de l’environnement tiennent leur icône en la personne de Leonardo DiCaprio. Retour sur le parcours green d’une superstar.

Leonardo DiCaprio en 2007 dans <em>La Onzième Heure,</em> le documentaire qu'il a produit au sujet des problèmes environnementaux.

Ça y est, Leonardo DiCaprio a enfin remporté l'Oscar du meilleur acteur pour le film The Revenant d’Alejandro González Iñárritu. L’occasion pour l’acteur de se servir de ce moment de lumière (même s’il n’en manque pas) pour se fendre d’une tribune sur les problématiques environnementales et le réchauffement climatique.

-> À lire : Le discours de l'oscarisé Leonardo DiCaprio mérite aussi sa statuette

The Revenant, un hommage à la nature

Comme l'acteur l’explique en filigrane dans son discours, son rôle de trappeur du Nouveau Monde n’est pas que celui d’un film historique et d’aventure. Pour Leonardo DiCaprio, tourner dans "The Revenant, c'était avant tout parler de la relation entre l’homme et l’environnement". Le film met en effet en exergue la force de la nature déchaînée face aux hommes dont elle ne fait qu’une bouchée ainsi que le combat du héros pour sa survie dans des territoires hostiles du Grand Nord américain. Scénario qui a bien changé depuis le XIXe siècle. L’homme semble désormais plus fort que la nature et c'est plutôt lui qui la piétine que l’inverse.

Un nouveau rôle engagé, à sa façon, pour Leonardo DiCaprio qui a profité de son temps de parole lors de la remise des prix au Kodak Theatre pour parler de la planète plutôt que de lui-même. Si le mouvement écologiste peut parfois avoir du plomb dans l’aile, il a au moins la joie de compter parmi ses soutiens l’un des acteurs les plus cultes de tous les temps.

30 millions de dollars pour l’environnement

S’il génère des millions de dollars au box-office, Leonardo DiCaprio a le mérite de mettre sa notoriété au service de son engagement sincère pour l’environnement. À ses propres dires, sa conscience écologiste remonte à son éducation et à son enfance lorsqu’il regardait beaucoup de documentaires et d’émissions sur la nature.

Devenu une star mondiale en 1997 grâce au film Titanic, il créé dès 1998, avec le soutien de sa famille, la Fondation Leonardo DiCaprio  pour protéger la biodiversité, les océans, les forêts et le changement climatique. Elle finance aujourd’hui plus de 65 projets et associations à travers 40 pays et a soulevé plus de 30 millions de dollars pour la cause environnementale. La fondation agit en particulier pour la sauvegarde des espèces en danger comme les orangs-outangs, les tigres ou encore les éléphants mais aussi des peuples indigènes menacés par la déforestation.


Un engagement pour la planète qui s’est accéléré à sa rencontre avec Al Gore, l’ancien candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine de 2000 (auquel les américains ont préféré le peu écolo George W. Bush) et prix Nobel de la paix, dont le documentaire sur le réchauffement climatique Une vérité qui dérange , basé sur lui et son livre, a été oscarisé en 2006.

Sur les traces d’Al Gore, Leonardo DiCaprio produira en 2007 son propre documentaire sur l’urgence d’agir pour préserver la planète. Intitulé La Onzième Heure, le dernier virage, le film est très bien reçu par la critique mais peu connu du grand public.

Parmi ses projets en cours, on attend avec impatience sa collaboration avec Netflix, en tant que producteur, pour une série de documentaires environnementaux Virunga, d'un nom d'un parc national de la République Démocratique du Congo :

"À travers ce partenariat avec Netflix, j’espère donner la chance aux réalisateurs de documentaires qui font un travail urgent et capital, que leurs films puissent être vus à travers le monde entier" expliquait-il dans des propos relayés par le journal britannique The Guardian."

Et dans un autre genre, il produira et jouera prochainement dans une fiction apocalyptique se déroulant en 2049, une fois le chaos climatique survenu.

Du red carpet à Davos : un acteur militant

Écolo aussi dans le civil, Leonardo DiCaprio affirme conduire sa propre voiture hybride, avoir des panneaux solaires sur son toit et s’efforcer de consommer bio et local. Une façon de compenser sa lourde empreinte carbone qui s’accroît au fur et à mesure qu’il sillonne la planète pour la sauver. Selon Le Figaro, l’acteur a même acquis les droits pour adapter au cinéma le scandale de Volkswagen aux moteurs diesel truqués.

En septembre 2014, l'Onu le nomme messager de la paix avec comme priorité la lutte contre le réchauffement climatique :

"Pour moi, c’est une obligation morale que de défendre ces causes à ce moment clé de l’histoire humaine, car c’est le moment d’agir. La manière dont nous répondrons à la crise climatique déterminera probablement le sort de l’humanité et de notre planète", a expliqué l’acteur américain.

Un rôle de premier rang qui l’a amené à Paris lors de la conférence sur le climat (COP21) au mois de décembre dernier aux côtés des 80 chefs d’États réunis ainsi que d’autres célébrités engagées comme lui, parmi lesquelles Sean Penn, Robert Redford ou le réalisateur Darren Aronofsky. Lors de son discours à la tribune, Leonardo DiCaprio a déclaré : "Nous sommes réunis ici pour ce qui pourrait être la plus importante conférence de notre vie." En janvier dernier il annonçait au Forum économique mondial à Davos en Suisse que sa fondation s’apprêtait à verser 15 millions de dollars supplémentaires dans la lutte pour préserver l’environnement.

"Chacune de nos dépenses est un vote"

Lors d’une interview au magazine Marie Claire, l’acteur avait déclaré :

"Je veux juste rappeler que chacune de nos dépenses est aussi un vote. Nous votons avec notre argent. Pensez un peu plus à la façon dont vous dépensez votre argent au lieu de le jeter par les fenêtres, c’est déjà un bon début."

Finalement, aller voir un film de DiCaprio au cinéma c’est, en quelque sorte, déjà contribuer à la bonne cause !

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