L’émoji moustique arrive et voici pourquoi c'est une bonne nouvelle

L’émoji pourrait devenir viral… sur les réseaux sociaux.

Pan ! (© Émojis : Emojipedia/Montage : Konbini)

Les autorités sanitaires, les virologues et Bill Gates (dont la fondation lutte contre la pauvreté et les maladies) en rêvaient. Le Consortium Unicode l’a fait. En février dernier, parmi les 157 nouveaux émojis, le moustique pointait sa trompe ravageuse. Avec ce dernier, plus de 70 de ces nouveaux symboles débarquent aujourd’hui sur la version bêta d’iOS 12.1. Google, Facebook ou encore WhatsApp devraient suivre.

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À cette occasion, The Next Web nous rappelle en quoi cet émoji moustique fait des heureux et, soyons fous, risque de rendre le monde un peu meilleur. Nul ne l’ignore, les émojis permettent de communiquer de manière simplifiée, rapide, tape-à-l’œil. Leur perception déclenche aussi des émotions et les marques qui font de l’émoji-lobbying à tout va l’ont bien compris.

Le moustique ne fait pas exception de la règle. Considéré comme l’animal le plus dangereux au monde (il tuerait en moyenne 700 000 humains par an), le simple fait de pouvoir le désigner en émoji pourrait aussi bien sensibiliser les populations que faciliter les campagnes de prévention.

Le canal de diffusion idéal sera, évidemment, celui des réseaux sociaux. L’émoji moustique permettra d’alerter lorsque ceux-ci sont porteurs des virus de la dengue, du Nil occidental ou encore de la Ross River. Il permettra de rappeler les mesures qu’il est possible de prendre pour se protéger. Ce sera également l’occasion de rappeler les précautions à avoir pour ne pas favoriser sa prolifération.

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Les plus optimistes estiment que le pictogramme pourrait être un vecteur de "sciences participatives" où qui veut pourrait plus facilement signaler la présence d’une espèce dans une région donnée. Ian M. Mackay, virologue, avait 23 ans lorsqu’il avait soumis son dossier moustique au Consortium, en 2016. L’âge est révélateur : l’émoji circulera aussi (et peut-être même surtout) chez les populations jeunes.

Mais ne nous méprenons pas : un émoji n’est pas la panacée et rien ne remplacera les campagnes de sensibilisation traditionnelles.

Par Pierre Schneidermann, publié le 09/10/2018

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