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Législatives : à 17 heures, à peine plus d’un Français sur trois est allé voter

Publié le

par Théo Mercadier

De scrutin en scrutin, les Français semblent de moins en moins enclins à s'exprimer dans les urnes.

Alors que le premier tour avait connu le plus faible taux de participation jamais enregistré sous la Ve République pour des législatives, le deuxième tour semble confirmer la tendance. À 17 heures, seulement 35,33 % des personnes inscrites sur les listes électorales en France métropolitaine se sont déplacées pour aller glisser un bulletin dans l’urne, contre 40,75 % à la même heure dimanche dernier. C’est une claque.

Certains facteurs peuvent expliquer cette abstention qui s’annonce d’ores et déjà record. Le manque apparent d’enjeu, pour commencer. En explosant tous les scores dimanche dernier, la République en Marche d’Emmanuel Macron s’est assurée de remporter au moins 400 sièges à l’Assemblée nationale, un chiffre qui pourrait monter jusqu’à 470. Dès lors, le match semblait plié. Aussi, malgré l’importance de ce scrutin national qui doit déterminer les noms de ceux qui feront nos lois pendant cinq ans, les législatives sont souvent perçues par les électeurs comme un simple troisième tour de l’élection présidentielle. Hypermédiatisée et hyperpersonnifiée, l’élection de mai semblait être, de fait, hautement plus importante.

Ce faible taux de participation peut aussi s’expliquer par l’intensité du calendrier électoral de ces derniers mois. Depuis le mois de novembre, les Français ont successivement été appelés à participer aux primaires de la droite et du centre, aux primaires de la gauche, à la présidentielle et aux législatives. Ces scrutins se déroulant à chaque fois en deux tours (hormis les très rares exceptions des députés élus dès le premier tour dimanche dernier), ce ne sont pas moins de huit appels au vote qui ont été soumis aux citoyens. Après huit mois, une certaine lassitude se fait donc sentir.

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