Le zoo de Buenos Aires ferme ses portes et s'apprête à libérer 1 500 animaux

En activité depuis plus d'un siècle, le vieux zoo de Buenos Aires était sous le feu des critiques depuis plusieurs années. Il a définitivement fermé ses portes et va relâcher près de 1 500 animaux.  

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C'est une grande nouvelle pour les défenseurs des animaux. Le zoo de Buenos Aires, situé dans le quartier de Palermo, dans le centre-ville de la capitale, tire sa révérence après cent vingt-huit ans de service. L'établissement de dix-huit hectares sera reconverti en parc écologique destiné à la protection et à la réhabilitation des espèces. Le Monde, qui relaye l'information, explique que le lieu servira également de refuge pour les animaux rescapés des trafics illégaux.

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Plusieurs ONG, l'opinion publique et même des employés du zoo avaient exprimé leur indignation à maintes reprises au sujet des conditions de vie des pensionnaires du zoo et de la vétusté des infrastructures. Horacio Rodriguez Larreta, le chef du gouvernement de la ville (équivalent du maire), qui a ordonné la fermeture du lieu, l'a justifiée en invoquant une vie en captivité dégradante pour les bêtes. Il lui préfère une nouvelle structure "où les enfants pourront apprendre à prendre soin des différentes espèces".

Une nouvelle vie pour les 1 500 animaux

Avec la fermeture du zoo, l'avenir s'annonce (enfin) plus radieux pour les centaines d'animaux nés en captivité. Le Monde explique que la grande majorité devrait être transférée dans des réserves naturelles et des sanctuaires en fonction de leurs habitats naturels en Argentine, mais aussi probablement au Cambodge, en Inde, au Brésil ou en Afrique. La vie sauvage leur étant inconnue, une liberté totale n'est donc pas envisageable pour ces bêtes, mais ces nouvelles structures situées au cœur de la nature leur permettront de vivre dans un environnement adapté, en paix et loin des regards.

Le quotidien explique qu'un programme de recensement a été lancé afin de déterminer l'état de santé de chaque animal et d'analyser les risques liés à l'intégration de chaque individu dans son milieu naturel. Ainsi, les premiers animaux à retrouver leur liberté devraient être les oiseaux, qui seront relâchés très prochainement dans une réserve écologique située dans l'estuaire du Río de la Plata.

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Selon les vétérinaires, seulement une cinquantaine d’animaux, considérés comme trop vieux ou de santé fragile, restera sur place, dans le futur parc écologique. Mais ils bénéficieront désormais d’un environnement aménagé et personnalisé. Parmi eux, l'une des figures emblématiques du zoo : une femelle orang-outan de 30 ans prénommée Sandra à qui la vie en captivité a fini par donner un regard vide.

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Par Jeanne Pouget, publié le 29/06/2016

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