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Le réchauffement climatique va allonger la durée des vols transatlantiques

Publié le

par Jeanne Pouget

Selon une étude publiée dans la revue scientifique en ligne Environmental Research Letters, le changement climatique va rallonger la durée des vols dans le sens Europe-Amérique du Nord.

Les vols transatlantiques à destination des États-Unis risquent de nous paraître bientôt bien longs.

L'étude britannique réalisée à l’université de Reading, au Royaume-Uni, est fondée sur l'hypothèse que la concentration de CO2 dans l'atmosphère sera bientôt multipliée par deux par rapport au niveau préindustriel. Cela devrait advenir d’ici 2100.

Quand on pense au réchauffement climatique, on a tendance à penser à la hausse des températures à la surface du globe. Or le réchauffement de la planète concerne aussi l’atmosphère, où les avions se déplacent. À cette altitude, les vents évoluent beaucoup plus rapidement, en réponse aux changements de températures.

Entres autres effets du changement climatique, le jet stream, ce courant aérien qui souffle au-dessus de l’Atlantique sur la route des longs courriers reliant l’Europe à l’Amérique du Nord, sera jusqu’à 15 % plus fort en période hivernale. Ainsi un vol Paris-New York aura deux fois plus de chances de dépasser les sept heures tandis qu’un vol New York-Paris, aura deux fois de plus de chances de durer moins de 5 heures et 20 minutes.

Un coût de 22 millions de dollars

Des effets qui ne seront pas sans conséquences pour les passagers des vols transatlantiques. Selon Paul Williams, le docteur en météorologie qui a dirigé l’étude, les longs courriers transatlantiques voleront ainsi deux mille heures de plus chaque année, engendrant un surcoût de 22 millions de dollars pour les compagnies aériennes à cause du surplus de kérosène.

"Cela aura pour effet d'augmenter les frais de carburant ce qui, potentiellement, peut provoquer une hausse du prix des billets d'avion et ce qui aggravera l'impact écologique des vols", résument les chercheurs. En consommant plus de kérosène, les avions dégageront en effet davantage de gaz à effet de serre.

Et ce n’est pas tout : l’étude rappelle que le changement climatique ayant un impact avéré sur les turbulences, les vols transatlantiques devraient ainsi être plus "secoués". Pour résumer, un aller-retour à New York durera plus longtemps, avec plus de turbulences et vous coûtera plus cher. Notre conseil : prenez le bateau ou allez en Chine.

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