AccueilÉDITO

Le "Muslim Ban" de Donald Trump partiellement remis en vigueur par la Cour suprême

Publié le

par Astrid Van Laer

Lundi 26 juin, la Cour suprême américaine a indiqué qu’elle examinerait le décret anti-immigration de Donald Trump en octobre. D’ici là, l’entrée sur le sol américain serait interdite à toute personne "n’ayant pas établi de relation de bonne foi avec une personne ou une entité aux États-Unis".

Lundi 26 juin, la Cour suprême américaine a rendu son avis sur le décret de Donald Trump interdisant aux ressortissants de l’Iran, de la Libye, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie et du Yémen – ceux de l’Irak ont été retirés de la seconde mouture – de se rendre sur le territoire américain. La mise en place de cette promesse de campagne – surnommée "Muslim Ban" puisqu’elle vise uniquement des pays majoritairement musulmans –, avait été entravée par plusieurs juges fédéraux.

En effet, en mars dernier, lorsqu’un juge fédéral de l’État d’Hawaii avait bloqué son décret, le président américain avait promis qu’il irait "jusqu’à la Cour suprême", déclarant : "le décret qui a été bloqué était une version édulcorée du premier qui avait également été bloqué par un autre juge et n’aurait jamais dû l’être." Le 1er juin, la porte-parole du ministère de la Justice, Sarah Isgur Flores, avait confirmé cette volonté de saisir les neuf juges de la Cour suprême, annonçant :

"Nous avons demandé à la Cour suprême de se saisir de ce cas important et nous sommes confiants dans le fait que le décret du président Trump est bien dans le cadre de ses attributions, afin de garder le pays en sécurité et de protéger notre peuple du terrorisme."

"La balance penche en faveur du gouvernement"

La Cour suprême examinera donc le décret en octobre, mais d’ici là, elle autorise en partie son application puisqu’il s’appliquera dorénavant aux personnes "n’ayant pas établi de relation de bonne foi avec une personne ou une entité aux États-Unis". Au sujet des réfugiés, l’institution dominée par les conservateurs précise :

"En ce qui concerne les réfugiés qui ne disposent pas de telles relations, […] la balance penche en faveur du gouvernement américain et de son besoin de garantir la sécurité nationale."

Cette décision a été immédiatement fustigée par l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), qui a déclaré dans la foulée du verdict : "on le retrouvera [Donald Trump, ndlr] au tribunal."

À lire -> Une banderole souhaitant la bienvenue aux réfugiés déployée sur la statue de la Liberté

À voir aussi sur konbini :