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Le FN suspend la sénatrice du Var, qui avait comparé les migrants à des nazis

Publié le

par Cyrielle Bedu

Après avoir supprimé la publication de son compte, Claudine Kauffmann a déclaré que "l’essentiel était qu’on parle [d’elle]". Elle a depuis été suspendue par son parti.

"Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi !" disait, paraît-il, le journaliste Léon Zitrone. Dernièrement, c’est la sénatrice FN du Var, Claudine Kauffmann, qui a repris cette citation sur Facebook pour répondre à la polémique dont elle faisait l’objet.

À l’issue des élections sénatoriales du 24 septembre dernier, Claudine Kauffmann a remplacé David Rachline à son poste de sénateur FN devenant ainsi la première femme frontiste à siéger au Sénat. Une victoire non négligeable pour le parti de Marine Le Pen, qui connaît déboires après déboires depuis sa défaite aux dernières présidentielles et, plus récemment, le départ très médiatisé de son ancien vice-président, Florian Philippot.

La fête fut cependant de courte durée. Comme l’a constaté Buzzfeed News dans un article publié le 3 octobre, avant d’être élue sénatrice Claudine Kauffmann s’était laissée aller à publier des propos xénophobes sur les réseaux sociaux. Ainsi, en mai dernier, elle partageait sur sa page Facebook deux photos, mises côte à côte : l’une montrait des réfugiés patientant en plein froid dans le quartier parisien de la porte de la Chapelle, l’autre montrait la couverture d’un livre sur laquelle on voyait Adolf Hitler avec ses cadres, marchant sur la place du Trocadéro. Le tout était accompagné du commentaire : "Ceci me fait penser à… cela !!!"

Après la publication de l’article de Buzzfeed News exposant ses propos racistes, la sénatrice a supprimé son post le 4 octobre dernier, selon l’AFP. Peu après, Claudine Kauffmann a cependant posté la fameuse citation de Léon Zitrone, pour montrer que la polémique ne l’atteignait pas.

Mais une chose l’a en revanche peut-être un peu affectée : sa suspension du Front national par les cadres du parti.

"Elle est suspendue, dans l’attente d’explications et de clarifications sur ses propos, a déclaré à l’AFP le directeur de la communication du Front national, David Rachline. C’est une mesure conservatoire pour avoir une discussion avec elle […]. J’ai vu passer [s]es propos […], c’est absolument inacceptable."

"Je ne retranche rien de la publication qui m’est ce jour reprochée", a toutefois assuré Claudine Kauffmann dans un communiqué.

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