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L'Autriche n'aura (finalement) pas un président d'extrême droite

Publié le

par Ariane Nicolas

Le candidat écologiste a été élu à la présidentielle, de justesse.

Il serait devenu le premier chef d'État d'extrême droite en Europe de l'Ouest depuis Adolf Hitler. Le candidat d'extrême droite autrichien Norbert Hofer a reconnu sa défaite à l'élection présidentielle, lundi 23 mai, au terme d'une journée de suspense en raison d'un scrutin très serré. Le nouveau président sera l'écologiste Alexander Van der Bellen.

Selon les médias autrichiens, seules 16 300 voix séparent finalement les deux candidats, pour 4 643 154 votes exprimés. Voici le message posté par Norbert Hofer sur Facebook, dans l'après-midi :

"Chers amis, nous vous remercions pour votre soutien. Bien sûr, je suis triste aujourd'hui. J'aurais voulu prendre soin de vous en tant que président de notre merveilleux pays. Je vous resterai fidèle et continuerai d'apporter ma contribution pour construire un avenir positif en Autriche.

S'il vous plaît, ne vous découragez pas. L'utilité de cette campagne électorale n'est pas perdue, c'est un investissement dans l'avenir."

Les éoliennes plutôt que le pangermanisme

Au premier tour, le candidat d'extrême droite du Parti de la liberté (FPÖ) avait récolté 35 % des suffrages. Il a grimpé à 49,7 % au second tour. Cet ingénieur en aéronautique âgé de 45 ans, auquel Francetv info consacre un portrait, était un quasi inconnu au début de la campagne. Mais son charisme de gendre idéal et le dossier brûlant des migrants l'ont propulsé sur le devant de la scène.

Durant les six prochaines années, l'Autriche aura donc à sa tête un professeur d'économie à la retraite qui préfère défendre les éoliennes plutôt que le pangermanisme et la préférence nationale. Une victoire à la Pyrrhus qui évite tout de même un inquiétant retour en arrière.

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