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L’Assemblée nationale planche sur une nouvelle "taxe soda"

Publié le

par Cyrielle Bedu

Ce jeudi 26 octobre au soir, les députés vont se prononcer sur une version plus sévère de la "taxe soda". L’objectif : inciter les industriels à utiliser moins de sucre dans leurs produits.

Pour lutter contre l’obésité, les députés vont sans doute décider de faire payer davantage les fabricants de sodas. Alors que la "taxe soda" est fixée depuis 2013 à 7,53 euros par hectolitre, soit 2,5 centimes d’euros par canette de 33 centilitres, les élus voudraient aller encore plus loin pour lutter contre la mal bouffe.

Le député de l’Isère et rapporteur du projet de loi de Financement de la Sécurité sociale Olivier Véran (LREM) a notamment présenté un projet permettant de taxer les sodas en fonction de leur taux de sucre. Un modèle similaire à celui qui sera bientôt en place au Grande-Bretagne.

"Il ne s’agit pas d’avoir davantage de rentrées fiscales, mais que les industriels réduisent le sucre, pour un impact sanitaire positif", indique l’élu isérois, qui est médecin de profession.

"La nouvelle taxation se déclenchera à partir de 1 gramme de sucre pour 100 millilitres et progressera jusqu’à une vingtaine d’euros par hectolitre pour un produit dépassant 11 grammes de sucres ajoutés pour 100 millilitres", note l’AFP. Pour sa part, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, trouvait initialement que ce projet amenait "quelque part [à] taxer les personnes les plus pauvres", davantage consommatrices de sodas très sucrés. Cependant, la ministre a fini par changer d’opinion mardi 24 octobre, convenant que le nouvel amendement permettait "non pas [de] gagner de l’argent sur la vente des boissons sucrées mais surtout [d']inciter les industriels à mettre moins de sucre".

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