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Bloctel, pour en finir avec l'enfer du démarchage téléphonique

Publié le

par Théo Chapuis

« Ces satanés vendeurs de panneaux photovoltaïques ne dorment donc JAMAIS ??!! » (Capture d’écran Matrix)

Le gouvernement lance Bloctel, un service gratuit anti-démarchage téléphonique qui s'annonce bien utile.

"Ces satanés vendeurs de panneaux photovoltaïques ne dorment donc JAMAIS ??!!" (Capture d'écran Matrix)

Vous êtes au travail, ou chez vous, ou ailleurs... quand tout à coup votre téléphone sonne. Numéro inconnu, vous décrochez par curiosité, espérant quelque scoop qui vienne bouleverser votre p'tite vie (l'héritage d'une tante malade inconnue et richissime ? Un poste dans l'équipe de France ? Les instructions paranoïdes d'un mystérieux inconnu vêtu de cuir ?)... avant de déchanter : au bout du fil, la voix neutre d'un démarcheur téléphonique et son cortège d'amertume : déception, embarras, perte de temps.

Plus jamais ça ? Depuis le 1er juin, le gouvernement vous offre la solution : Bloctel, une liste d'opposition au démarchage téléphonique. Mis en place avec la loi Consommation de 2014, ce service propose de renseigner son numéro de téléphone (fixe ou portable) sur bloctel.gouv.fr pour être protégé "contre le démarchage téléphonique abusif au plus tard dans les 30 jours", et ce pour la durée de trois ans. Au fait, c'est gratuit.

Des amendes pour les entreprises contrevenantes

Désormais tenues de consulter le fichier Bloctel au moins une fois par mois, les entreprises qui ne respectent pas votre droit à vous prémunir du télémarketing risquent une amende administrative allant de 15 000 euros pour une personne physique à 75 000 euros pour une société.

Mais, comme remarque le blog SOS Conso du Monde, des sociétés auront tout à fait le droit d'entrer en contact par le biais téléphonique avec vous "en cas de relations contractuelles préexistantes", précisant que cela concerne par exemple votre banque, votre assureur ou votre opérateur téléphonique. Autres exceptions : les appels de démarchage "en vue de la fourniture de journaux, de périodiques ou de magazines", ainsi que ceux des instituts de sondages et des associations à but non lucratif.

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