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La SNCF pourrait investir dans le train supersonique Hyperloop

Publié le

par Jeanne Pouget

Getty/iStock

La SNCF aurait décidé d'investir dans Hyperloop Technologies en participant à la seconde levée de fonds de la start-up californienne, dont le total s'élève à 80 millions de dollars. 

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Si l'information n'a pour l'instant pas été confirmée par l'entreprise ferroviaire française, il semblerait bien que celle-ci s'intéresse au développement du moyen de transport du futur. Dévoilé en 2013 par Elon Musk, ingénieur de la Silicon Valley, l'Hyperloop est un train-capsule propulsé dans un tube basse pression qui atteint 1 200 kilomètres/heure de vitesse de pointe, soit presque la vitesse du son. Deux projets sont à l'étude : une ligne en Slovaquie, envisagée pour 2020, et une autre en Californie, prévue pour 2030.

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Paris-Marseille en 40 minutes

Si l'Hyperloop est un projet sérieux qui attire de nombreux investisseurs et entreprises, on est encore loin du compte, comme l'explique Anthony Morel, journaliste high-tech sur BFM Business :

"Plusieurs entreprises se sont lancées sur le projet, en testant les infrastructures sur de petits tronçons et c'est à cela probablement que vont servir ces quelques dizaines de millions qui, effectivement, ne sont pas à la hauteur des milliards nécessaires."

Dans ce bal des investisseurs, la SNCF mettrait donc la main à la poche pour avoir un droit de regard sur l'évolution du projet ainsi que sur ses innovations. Ce que ne semblait pas infirmer Guillaume Pepy, le patron du groupe public, lors d'une déclaration au deuxième Sommet de l'économie organisé par le magazine Challenge en novembre 2015 :

"Nous sommes intéressés par une coopération avec Hyperloop, car c’est une technologie de rupture, comme l'a été le TGV, et nous avons besoin d’appréhender ce qui peut émerger d’ici dix à quinze ans."

Concrètement, l'Hyperloop permettrait de faire un trajet Los Angeles-San Francisco ou Paris-Marseille en 30 à 40 minutes. Une idée plutôt alléchante pour l'entreprise ferroviaire française. Mais comme le notent Les Échos, la SNCF collabore déjà avec le constructeur Alstom à la mise au point du "TGV du futur", prévu à l’horizon 2020. Alors, peut-être est-il encore trop tôt pour assumer publiquement de jouer sur deux tableaux avec ces projets industriels concurrents...

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