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La République en marche a investi 428 candidats pour les législatives

Publié le

par Virginie Cresci

Ce jeudi 11 mai, Richard Ferrand, secrétaire général de La République en marche a dévoilé l’identité des candidats du parti d’Emmanuel Macron aux élections législatives de juin prochain.

Avec plus d’une heure de retard, Richard Ferrand, secrétaire général de La République en marche (LRM) a ouvert ce 11 mais la conférence de presse du tout nouveau parti d’Emmanuel Macron, retransmis sur sa chaîne YouTube. Pour pouvoir gouverner sans avoir les mains liées, le président de la République devra obtenir une majorité absolue au palais Bourbon. Pour ce faire, il faut que plus de la moitié des 577 députés de l’Assemblée nationale soient des candidats de LRM.

Ce jeudi 11 mai, Richard Ferrand n’a pas dévoilé tous les candidats, mais seulement 428, dont 24 députés sortants. Le secrétaire général de LRM a dit que ces candidatures "signent le retour des citoyens au cœur de la vie politique". Elles ont été analysées par neuf membres de la commission nationale d’investiture, suivant "un processus de sélection d’une rigueur, d’une impartialité, et d’une objectivité sans précédent dans la Ve République", a affirmé Richard Ferrand.

Vous avez apporté un CV ?

Parmi les 19 000 candidatures reçues, soit 34 en moyenne par circonscription, 71 % des dossiers étaient masculins et seulement 29 % féminins. Les candidats ont été présélectionnés sur "une base de critères objectifs", tels que le curriculum vitæ, puis 1 700 d’entre eux ont passé un entretien téléphonique ou physique. Pour les sélectionner, Emmanuel Macron avait préalablement défini cinq critères : le renouvellement, la parité réelle, la probité, la pluralité politique et la cohérence.

Pour respecter le renouvellement, la commission a choisi 52 % de candidats issus de la société civile, c’est-à-dire des personnes n’ayant jamais exercé un mandat politique. Sur les 428 candidats pour l’instant investis, 214 sont des femmes et 214 des hommes, soit une parité parfaite. Ils se sont tous engagés à avoir un casier judiciaire vide, à ne jamais avoir été condamné et à respecter le "contrat avec la nation proposé par le président de la République".

Richard Ferrand a affirmé que "leur profil parle d’eux-mêmes". Concernant, les personnes issues de la société civile, 93 % sont en activité professionnelle, 2 % recherchent un emploi, 4 % sont des retraités et 1 % des étudiants. L’âge moyen des candidats est de 46 ans – contre 60 ans pour les députés sortants. Le plus jeune a 24 ans et la plus âgée 72. "Notre mouvement marche sur deux jambes, le rassemblement et le renouvellement", a souligné Richard Ferrand. Les 24 députés sortants pour l’instant sont, eux, tous issus du Parti socialiste (PS). Verra-t-on bientôt des transfuges Les Républicains ou de l’UDI ?

Pas de Manuel Valls, mais le conseiller en com' de Hollande

Quant à Manuel Valls, qui s’était lui-même "inscrit" dans le mouvement de La République en marche sans en avoir informé la commission, alors qu’une candidate était déjà investie dans sa circonscription, il ne trouvera finalement aucune opposition LRM dans l’Essonne. "Nous ne l’investirons pas mais ne lui opposerons pas de candidate", a affirmé le secrétaire général, afin, a-t-il expliqué, de ne pas "humilier" à l’heure du rassemblement. La République en marche présentera donc au total 576 candidats au lieu de 577.

Parmi les candidats annoncés, on trouve Gaspard Gantzer, le conseiller en communication de François Hollande, candidat dans la circonscription de l’Ille-et-Vilaine. Rien de bien étonnant quand on sait qu’il était un camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA. En Côtes-d’Armor, Hervé Berville, économiste et chercheur à l’Agence française du développement (AFD), sera candidat de la République en marche. Dans le Gard, Marie Sara, ancienne rejoneadora de 52 ans fera face à Gilbert Collard.

Parmi les professionnels de la politique et proches d’Emmanuel Macron, on retrouve Christophe Castaner, candidat dans les Alpes-de-Haute-Provence, Benjamin Griveaux, dans le 5e arrondissement de Paris, ou encore l’ancien candidat à la primaire de la gauche François de Rugy, en Loire-Atlantique.

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