Hong Kong, la ville la plus lumineuse du monde (©Barnyz/Fickr)

La pollution lumineuse est toujours plus importante sur Terre

L’accroissement de la lumière artificielle partout sur le globe constitue une pollution lumineuse de plus en plus préoccupante, nous enseigne une nouvelle étude. Avec des impacts tant sur la santé humaine que sur la nature.

Hong Kong, la ville la plus lumineuse du monde. (© Barnyz/Fickr)

La pollution lumineuse est de plus en plus importante sur Terre, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs en géophysique à Potsdam en Allemagne. Leurs travaux publiés mercredi 22 novembre 2017 dans la revue Science Advances, ont déterminé que l’éclairage planétaire s’est accru, tant en quantité qu’en intensité, d’environ 2 % par an de 2012 à 2016.

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Une luminescence de plus en plus importante, même dans des endroits reculés du globe et jusqu’alors épargnés. Une pollution dont on parle peu mais qui a des incidences importantes sur les hommes et l’ensemble des organismes vivants :

"La lumière la nuit peut perturber le rythme circadien, l’horloge biologique, ce qui accroît le risque de cancer, de diabète et de dépression. Elle peut aussi inhiber la dormance des végétaux qui leur permet de survivre aux rigueurs de l’hiver", nous apprend le site Sciences et Avenir.

L’éclairage LED en question

Problème : les chercheurs attribuent cette aggravation de la luminescence à la nouvelle technologie des lampes à diode électroluminescentes (LED). Un type d’éclairage pourtant révolutionnaire car il consomme peu d’énergie, en comparaison des éclairages électriques classiques.

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Pour le chercheur Christopher Kyba, le problème ne vient pas de la technologie elle-même mais de la façon massive dont elle est utilisée. Selon ses recherches, les économies d’énergies issues de la technologie LED ont été réinvesties dans la création de toujours plus d’éclairages… Une sorte de calcul un peu absurde selon lui :

"Il y a un bon potentiel pour une véritable révolution de l’éclairage permettant à la fois d’économiser de l’énergie et de réduire la pollution lumineuse mais seulement si on ne consacre pas les économies réalisées à créer encore plus de lumière", nous explique Sciences et Avenir.

Un tiers de l’humanité ne voit pas la Voie lactée

L’année dernière, la même revue scientifique publiait un Atlas mondial de la pollution lumineuse, dont vous faisait d’ailleurs part Konbini. Il révélait qu’un tiers de l’humanité ne voyait jamais la Voie lactée.

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Un éclairage artificiel trop important qui touche principalement les zones urbaines : 60 % des Européens et 80 % des Américains ne peuvent plus voir la Voie lactée à l’œil nu.

Selon cette nouvelle étude, il semblerait donc que le phénomène prenne de l’ampleur sur l’ensemble du globe. Des régions autrefois épargnées par cette lumière artificielle sont donc désormais concernées. Tout comme le silence, la nuit noire semble être de plus en plus un luxe.

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Par Jeanne Pouget, publié le 24/11/2017

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