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La maire de Paris Anne Hidalgo dément avoir bénéficié d’un emploi fictif

Publié le

par Clothilde Bru

Le magazine Capital a révélé mercredi 25 octobre que la maire de Paris Anne Hidalgo aurait touché des émoluments pour un poste qu’elle n’occupait plus. L’édile réfute et annonce qu’elle va porter plainte en diffamation.

Mercredi 25 octobre le magazine Capital titre "Exclusif : les preuves qu’Anne Hidalgo avait un emploi fictif." Le journaliste Philippe Eliakim y publie son enquête sur un emploi fictif présumé, occupé par la maire de Paris entre 2000 et 2003.

Alors qu’elle venait de prendre ses fonctions en tant que première adjointe de son prédécesseur Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo aurait continué à percevoir son salaire d’inspectrice du travail, reversé selon la tâche par différents ministères.

"Après avoir été élue première adjointe de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris en mars 2001, Anne Hidalgo a continué de se faire payer pendant des mois par son administration d’origine, le ministère du Travail", rapporte le journaliste qui publie preuve à l’appui un bulletin de salaire de janvier 2003 d’un montant de 3040 euros.

Quelques heures plus tard la maire de Paris publie un long communiqué sur son compte Twitter : "Face à cette atteinte grave à mon honneur et à ma probité, j’ai décidé de déposer plainte pour diffamation."

"Anne Hidalgo conteste avec la plus grande fermeté l’accusation d’emploi fictif qui est portée contre elle dans ce nouvel article", peut-on lire dans ce texte sous forme de longue justification réfutant point par point les faits reprochés. En réalité, ce ne serait pas la première fois que l’histoire fait surface. Le syndicat SUD-Travail aurait déjà mis en cause l’édile sur ce point, peu de temps après les faits.

"Face aux accusations qui avaient été portées contre elle sur ce même sujet par un syndicaliste, le ministère du Travail et Anne Hidalgo avaient fourni tous les éléments permettant de confirmer la légalité de sa situation", souligne le communiqué.

Dans les faits, le journaliste comme la maire de Paris reconnaissent que durant une certaine période la première adjointe a continué à percevoir le salaire d’une fonction qu’elle avait quittée, mais selon cette dernière cette situation était en parfait accord avec le droit, et elle a depuis remboursé les sommes perçues durant cette période.

"Cela a été entériné par un arrêté ministériel daté du 7 janvier 2003, qui prévoyait le reversement des émoluments perçus entre la date de sa demande et la date dudit arrêt", écrit la mairie de Paris dans un communiqué.

Le magazine Capital qui a répondu dans un nouvel article juge la réponse "incohérente". Anne Hidalgo de son côté a affirmé qu’elle porterait plainte pour diffamation, affaire à suivre donc !

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