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La France testera les logos nutritionnels dans les grandes surfaces à la rentrée

Publié le

par Jeanne Pouget

Dans le cadre de sa loi Santé, la ministre Marisol Touraine a annoncé que le gouvernement testerait de nouveaux étiquetages alimentaires simplifiés par des couleurs à partir de septembre prochain.

© Chat_44/Flickr

Vous qui, en faisant vos courses, restez bloqué devant les emballages des produits, perdu entre les kilojoules, les kilocalories, les matières grasses et les acides gras, le sel ou le sucre, cette information pourrait vous intéresser. À la rentrée, le gouvernement va tester quatre nouveaux étiquetages pendant trois mois dans 50 grandes surfaces tirées au sort à travers la France. Le plus efficace auprès des consommateurs devrait être adopté à l'horizon 2017.

Des nouveaux logos de couleurs

Les logos présentés sur le site du ministère de la Santé.

Le gouvernement va tester deux logos dits "descriptifs" (déjà existants en Europe) et deux logos dits synthétiques, créés en France par des scientifiques et des industriels et fonctionnant sur la base du code couleur.  La nouveauté se glisse donc dans ces deux derniers logos (toujours aussi jargonnants) "nutri-score" et "couleur sens".

Le logo "nutri-score" répartit les produits alimentaires transformés en cinq catégories (de A à E) allant du vert ou rouge selon leur teneur en nutriments de base (protéines, glucides, sucres, lipides).  Très visuel, cet étiquetage permettra de constater en un clin d’œil quel paquet de gâteaux est le plus sain parmi les trois sur lesquels vous lorgnez. Vert? Vous pouvez y aller. Rouge? Évitez.

Quant au visuel "couleur sens" il indiquera la fréquence souhaitable à laquelle consommer un aliment (toujours selon le critère des nutriments de base) : très souvent, souvent, en petite quantité ou de manière occasionnelle. Ainsi, vous saurez immédiatement qu'un produit étiqueté violet n'est pas à mettre dans son panier tous les jours. Évidemment, les industriels risquent de crier à la discrimination pour leurs produits étiquetés "rouge" et "violet".

Réduire les inégalités face à la santé

Pour Marisol Touraine qui dévoile ce nouvel étiquetage dans une interview au quotidien Le Parisien, il s'agit avant tout d'agir sur la santé des consommateurs en les informant de façon limpide :

"Aujourd’hui, un tiers des Français est en surpoids, le nombre de diabétiques augmente et il y a là aussi des inégalités puisqu’un fils d’ouvrier a cinq fois plus de risque d’être obèse qu’un fils de cadre. Mon objectif, c’est que chacun puisse, d’un simple coup d’œil, évaluer ce qu’il achète."

Ce sont ainsi 800 produits qui seront étiquetés dans chaque grande surface expérimentant le programme. Et chaque gamme de produit sera logée à la même enseigne : "Si on décide d’étiqueter une pizza, toutes les pizzas le seront. Parce que toutes les pizzas ne se valent pas sur le plan nutritionnel" précise la ministre de la Santé.

Avec cette opération, le gouvernement souhaite clarifier au maximum les informations nutritionnelles des produits afin que les consommateurs puissent s'alimenter en connaissance de cause, au-delà des questions de budget. "Prendre soin de sa santé, ça ne coûte pas plus cher, contrairement aux idées reçues. Le produit le plus onéreux n’est pas forcément le meilleur", conclut la ministre.

Nous pourrions en effet avoir quelques surprises ...

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