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Knorst : la marque unisexe qui fait du denim tricoté

Publié le

par Cédric Carbonero

Un concept de denim tricoté venu de Los Angeles.

Knorts c’est l’histoire d’Eleanore Guthrie, "une fille normale, d’une famille normale de la banlieue de L.A.". Lancée en 2014, alors qu’elle sortait à peine de l’université, la marque commence aujourd’hui à se faire un nom, surtout auprès des it-girls de la West Coast.

Eleanore définit Knorts par la contraction de knits (tricots en anglais) et shorts, parce qu’elle trouvait cette combinaison inédite et surtout confortable. "Avec ce concept de denim tricoté, j’ai envie de refléter l’atmosphère relax de Los Angeles", répond-t-elle quand on lui demande de définir le concept de Knorts.

Dès le début, la marque a voulu des pièces unisexes. Pourquoi ?

"Ayant toujours porté des uniformes de sport quand j’étais plus jeune, j’ai toujours vu la mode comme quelque chose de neutre. C’était dur de trouver des habits dans lesquels je ne me sentais pas comme un objet sexuel. J’ai commencé à porter des habits de mecs et de filles, donc il était naturel pour moi que Knorts soit unisexe."

Aujourd’hui, la marque propose un vestiaire complet allant des pantalons, aux chemises, sweats ainsi que toute une série d’accessoires, le tout en denim et entièrement tricoté. C’est ce qui permet d’ailleurs aux vêtements d’avoir cette élasticité et donc le confort qui va avec, contrairement aux pièces réalisées uniquement en toile de jean.

L’esthétique de la marque joue évidemment sur la tendance actuelle des nineties et certaines pièces ne sont pas sans rappeler ce qui se faisait de plus mauvais goût chez Juicy Couture en 2004.

À seulement 24 ans, cette jeune diplômée en comptabilité est à la tête d’un business florissant. Un choix voulu, puisqu’elle ne se faisait pas à l’idée “qu’on ne puisse pas gérer une entreprise sans une formation appropriée”. Après avoir démarré l’aventure avec seulement ses économies faites depuis son enfance et grâce à ses jobs étudiants, Eleanore Guthrie peut avancer sereinement. Non seulement sa marque est rentable, mais elle est régulièrement portée par des célébrités comme Whitney Port (ex-star de The Hills devenue maintenant designer), la chanteuse Pia Mia ou encore le nouveau phénomène R’n’B Kehlani.

Un coup de pouce qui se ressent dans les ventes et sur les réseaux sociaux, où le nombre de followers de la marque ne cesse de grandir. Pour elle, "être à L.A aide vraiment, c’est sûr. Je n’ai jamais eu a embauché un RP car ici tout se fait grâce à mes relations personnelles", mais il y a aussi un inconvénient : "tout le monde est à L.A pour réussir, du coup, j’ai l’impression que si je m’arrête de travailler une seule seconde, les autres me passeront devant."

Pour tenir le coup, elle n’hésite pas à parler de sa marque à un maximum de gens autour d’elle et à aller à la rencontre d’un maximum de stylistes, photographes et journalistes. "Beaucoup oublient de faire ça alors qu’en plus de vous donner une crédibilité en tant que designer, ça vous permet de savoir quelle idée est bonne ou pas", avance-t-elle.

Une stratégie bien rodée donc et sur laquelle elle peut compter avec la couturière qui produit toutes ses pièces avec elle. Avec des collections faites à 4 mains, la quantité est forcément limitée mais suffisante pour les quelques revendeurs qui stockent la marque à West Hollywood et bientôt à Séoul.

Knorts bientôt en France ? Peut-être. La marque a en effet présenté ses collections au D/ARK Showroom à Paris durant ces deux dernières Fashion Week et espère bientôt débarquer au Japon et en Europe. "Ceci dit, j’accepte avec plaisir d’envoyer des commandes individuelles partout dans le monde", annonce Eleanore. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Collections disponibles sur www.knorts.com et commandes possibles par mail à info@knorts.com 

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