(© Capture d’écran kiddbell.com)

Kidd Bell, la marque qui permet aux femmes de se réapproprier les insultes sexistes

Whitney Bell a créé une marque, Kidd Bell, pour lutter contre les insultes sexistes avec beaucoup d'humour.

(© Capture d'écran kiddbell.com)

En plus, les T-shirts ne sont pas moches. (© Capture d'écran kiddbell.com)

Quelle est la fille qui n'a jamais été insultée ? Pour un oui ou pour un non, une fille peut se faire traiter de "salope" ou de "pute", des injures réservées à la gent féminine, bien sûr. Peu importe les choix que font les femmes, il y a toujours quelqu'un pour les juger soit trop libres, soit trop coincées. En réaction à ce sexisme persistant, l'artiste militanteWhitney Bell a lancé une ligne de vêtements pour qu'elles puissent se "réapproprier" ces injures. Kidd Bell propose ainsi une version plus fun et féministe de ces remarques blessantes qui seront ainsi portées fièrement.

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"Chatte" sur le haut et "j'emmerde les travaux ménagers" sur la culotte. Un humour à mille lieues de la misogynie.

Sur le site de Kidd Bell, Whitney Bell explique le but de ses créations et détaille ses convictions féministes :

"On veut t’encourager à prendre possession des mots qui ont été utilisés pour nous détruire. Porte-les avec fierté et sois à l’aise de montrer ta peau ou de la couvrir. On veut que tu saches que tu peux coucher avec autant de personnes que tu veux, ou ne pas coucher du tout. Mais aucun de ces choix ne te définit. Il est temps que nous, les femmes, commencions à faire ce qui nous plaît."

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"Sois poli, enculé."

Whitney Bell était déjà connue pour son expo I Didn’t Ask For This: A Lifetime of Dick Pics ("Je n'ai pas demandé ça : une vie avec des photos de bites") pour lequel elle avait rassemblé toutes les photos de pénis qu'elle a reçues pendant de nombreuses années. C'est dans un autre projet artistique qu'elle s'exprime maintenant. Un peu moins trash que les photos exposées sur son mur, ses T-shirts n'en sont pas moins explicites.


"Je crée ça pour une nouvelle génération de femmes. Pour cette fille qui en a marre d’être traitée de salope, pour l’adolescente qui trouve que son uniforme scolaire, c’est des conneries misogynes, pour la putain de boss qui n’a pas honte d’être forte", a développé l'artiste.

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Par Bérénice Rebufa, publié le 20/09/2016

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