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Quand le journal L'Union publie en pleine page les commentaires homophobes de ses lecteurs

Publié le

par Louis Lepron

Une certaine idée de la tolérance sur les réseaux sociaux. 

"C peut être aussi parce que les affiches ne sont pas belles et les gens n'ont pas envie qu'on leur impose un couple homosexuel aux arrêts de bus !" (sic)

"Elles sont très bien ces pubs, elles montrent bien que le sida est un truc de pédés" ;

"C'est des détraqués mentaux" ;

"Tarlouze" ;

"Mdr le droit d'être islamophobe et pas homophobe ? Ya vraiment juste nul part on est dans un monde de haineux" (sic) ;

"le but étant de faire passer un vice ignoble pour une vertu capitale... Ca pue du cul non ? En tout cas vous ne pourrez pas dire que vous n'êtiez pas prévenu de l'avènement des fascismes vert et rose" (sic)

Non, ces citations ne font aucunement partie d'une campagne de prévention pour une prise de conscience des fautes d'orthographe sur la Toile. Ce mercredi 23 novembre,  le quotidien local L'Union, dans les pages de son édition de Châlons-en-Champagne (Marne), a décidé d'afficher publiquement des commentaires homophobes de ses lecteurs, comme le rapporte le site de France info.

On a ainsi le droit ainsi à des observations de haut niveau de la part de Joeffrey Suquet, Bruno Etcgrr ou encore Pascal Grivoix, soit les noms de ces utilisateurs Facebook ayant eu la mauvaise idée de partager leur opinion à propos d'une campagne de prévention anti-VIH destinée aux couples d’hommes homosexuels, supprimée de l'espace public dans les communes d'Angers et d'Aulnay-sous-Bois.

En Allemagne, il y a un an, le tabloïd Bild avait réalisé la même opération, affichant publiquement et sur une double-page, des commentaires racistes recueillis sur son site.

Et à noter que :

"La provocation à la haine ou à la violence à l’encontre d’une personne en raison de son orientation sexuelle est punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende." (article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse)"

"Une injure homophobe sera punie de 6 mois d’emprisonnement et de 22 500 euros d’amende." (article 33 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse)

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