Job de rêve : le maire de Londres cherche un "tsar de la nuit"

Déterminé à préserver la vie nocturne londonienne, Sadiq Khan propose un salaire alléchant à celui ou celle qui va la sauver.

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© E4

Noyé sous les actions en justice, le monde de la nuit londonienne est dans la tourmente. Surtout depuis la fermeture du club The Fabric, où deux personnes ont trouvé la mort en faisant une overdose. Les noctambules sont donc en manque de bonnes nouvelles depuis quelque temps.

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Heureusement, Sadiq Khan, le nouveau maire de Londres, a un plan. C’était l'une de ses promesses de campagne : trouver celui ou celle qui écumera la ville pendant la nuit (probablement vêtu d’une cape) pour sauver le monde de la fête.

Après avoir instauré un service de métro en continu le week-end, l'édile a désormais décidé d’embaucher un "tsar de la nuit". Oui, c’est bien le terme tel qu’il est apparu sur le site officiel de la mairie de Londres, assorti d’une description détaillée des critères requis pour décrocher le job :

"En collaboration avec le maire, la commission de la nuit, les autorités locales, les différents établissements, le service de police de la ville, la société municipale des transports et d’autres entités, le tsar de la nuit va imaginer l’avenir de Londres comme une ville qui ne dort jamais, et déterminer une feuille de route pour atteindre cet objectif."

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Le but de la démarche est de mettre en valeur la diversité de Londres qui, selon l’annonce, "est son plus grand atout". La personne recherchée doit être une figure publique, avec des capacités avérées de leadership et de conviction, une connaissance approfondie de l’économie de la nuit et savoir travailler dans un contexte politique.

Une mission essentielle

Il n’y a pas plus de détails sur l’expérience souhaitée, mais on imagine qu’une certaine classe et une bonne dose de swag seront indispensables pour que la jeunesse britannique accorde sa confiance à la personne en charge de leurs cuites de fin de semaine.

Le salaire annuel prévu est de 35 000 livres par an (41 000 euros) pour deux jours et demi de travail hebdomadaires et l’assemblée de Londres accepte toutes les candidatures "sans restrictions d’âge, de genre, d’ethnicité, d’orientation sexuelle, de foi ou de handicap".

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À la suite de la fermeture du Fabric, un message de remerciement publié sur le site du club se finissait par un appel à l'aide :

"Les boîtes de nuit sont au cœur de l’économie de la nuit, de l’industrie musicale et créative de Londres, et elles sont en danger d’extinction."

Sadiq Khan est à l'écoute de cette inquiétude, un tiers des petites salles de concert ayant été fermées depuis 2007. L'engagement fort du maire de Londres semble inspirer Anne Hidalgo, qui a dévoilé le mois dernier son plan pour une politique ambitieuse en faveur de la vie nocturne à Paris.

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(via GIPHY)

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

Par Lydia Morrish, publié le 25/08/2016

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