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Pendant les JO, les journalistes seront privés de Vine et de gifs

Publié le

par Thibault Prévost

Les journalistes présents durant les épreuves des Jeux olympiques de Rio ont l'interdiction expresse du Comité olympique de partager des gifs des épreuves.

C'est écrit noir sur blanc, quelque part dans l'infini jargonnant des règles d'accès aux épreuves olympiques en tant que professionnel des médias, définies par le Comité international olympique (CIO) et dûment signées, on l'imagine, par les confrères : "l'utilisation de matériel olympique [sic] transformé en format visuel animé comme les GIFs (et GIFV), GFY, WebM, ou formats de vidéo courts comme Vine et autres, est strictement prohibée". Vous ne rêvez pas, le CIO veut priver les journalistes accrédités à l'événement de l'ineffable plaisir d'intégrer des gifs dans leurs articles, et c'est The Verge qui sonne le clairon d'alerte. Monde de merde.

Mieux encore, la décision ne semblait pas jusqu'alors figurer dans la liste des règles du CIO, qui vient seulement de publier le mémo à l'attention de ses partenaires de la presse. Ce qui signifie, en théorie, la mort d'articles comme celui-ci, celui-là, celui-ci aussi et, tiens, celui-là par exemple, qui avaient égayé les JO de Londres et de Sotchi à coups de boucles humoristiques de quelques secondes. Comme le rappelle The Next Web, les cacas nerveux autoritaires du CIO commencent sérieusement à agacer le monde : en juin, le comité s'était déjà permis de privatiser les mots "2016", "été", "or", "jeux" ou "performance" et de les réserver aux seuls organismes sponsors de l'événement – c'était la "règle 40", adressée aussi bien aux journalistes qu'aux athlètes. Sur Twitter, on se marre déjà à imaginer les répercussions en cas  de non-respect de la règle et visiblement, le CIO n'a jamais entendu parler de l'effet Streisand. Quelque chose me dit que la couverture médiatique des épreuves va être bourrée de gifs, cette année. Come at us, bro.

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