Selon Jean-Marie Bigard, les féministes ne sont pas de "vraies femmes"

Sur le plateau du Quotidien de Yann Barthès, Jean-Marie Bigard a fait la distinction entre les féministes et les "vraies femmes".

Invité le 2 novembre du Quotidien de Yann Barthès sur TMC, Jean-Marie Bigard n'a pas fait mentir le portrait de "roi des machos, pape des beaufs" qu'a dressé de lui l'animateur. Lancé sur le sujet de son sketch très controversé Le Lâcher de salopes, l'humoriste a établi une distinction entre les féministes et les "vraies femmes" (à voir ci-dessus à 3'20). Une absurdité que Yann Barthès a tenté, en vain, de rattraper. Jean-Marie Bigard s'est ensuite enfoncé, ne comprenant visiblement pas que ses propos grossiers soient mal pris par certaines. Selon lui, les "vraies femmes", contrairement aux féministes, comprennent son humour.

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"Le gros défaut des féministes, c'est qu'elle veulent avoir tous les défauts des hommes"

Il s'est d'abord justifié en expliquant que "ce sketch montre la 'pitoyabilité' du chasseur quand on remplace le gibier par le beau sexe", avant d'ajouter : "Les mecs sont de gros porcs !" Quand il raconte qu'après trois ou quatre whisky en discothèque, un homme devient un "chasseur", on sent la suite arriver. Devant plus d'un million de téléspectateurs, Jean-Marie Bigard profère cette absurdité : "Le gros défaut des féministes, c'est qu'elle veulent avoir tous les défauts des hommes." Pas sûr que les défauts de notre cher humoriste leur fassent envie, mais bon.

Malgré les efforts visibles de Yann Barthès pour l'empêcher de déraper, Jean-Marie Bigard poursuit sur sa lancée et développe son point de vue : selon lui, les "vraies femmes" le comprennent – et par "vraies femmes", il entend toutes celles qui ne sont pas féministes. Et quand, en fin d'émission, Yann Barthès lui fait remarquer que "les féministes ont beaucoup d'humour et heureusement qu'elles sont là aussi", Bigard reste sceptique et lui répond "pourquoi pas". Une chose est sûre, c'est que la femme qu'il incarne dans son nouveau spectacle, Nous les femmes, n'est pas féministe.

Par Bérénice Rebufa, publié le 03/11/2016

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