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"J’ai une tendance tactile" : Jean Lassalle se défend fermement d’être un harceleur

Publié le

par Clothilde Bru

Mis en cause par plusieurs femmes pour harcèlement sexuel, le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle s’est défendu ce mardi 24 octobre sur RTL.

Le hashtag #balancetonporc a été un véritable raz-de-marée en France et une vague libératrice pour des milliers de femmes. Peut-être est-ce à cause du fantôme de l’affaire Dominique Strauss-Khan, mais personne n’a semblé très étonné que le monde politique soit l’un des milieux socioprofessionnels les plus touchés.

Parmi les responsables politiques nommément mis en cause via ce hashtag, on trouve le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle. Invité ce mardi 24 octobre sur la station de radio RTL, l’ex-candidat à la présidence de la République s’est fermement défendu : "Ça n’est pas moi, ça me révolte, ça me fait remonter la bile", a-t-il indiqué au micro d’Yves Calvi, rapportant faire des cauchemars depuis le début de l’affaire.

C’est ce tweet de Julia Castanier, ancienne attachée parlementaire et aujourd’hui directrice de la communication du PCF (Parti communiste français), qui a mis le feu aux poudres :

"Je n’ai aucune mémoire, ni du moment ni du lieu, et surtout du geste", s’est-il défendu, affirmant même ne pas connaître Julia Castanier. Mais cette accusation n’est pas la seule qui pèse contre lui : Mie Kohiyama, journaliste franco-japonaise, et Colette Capdevielle, ex-députée socialiste, rapportent également qu’elles auraient été victimes de propositions ou de gestes déplacées de la part du député.

"J’ai une tendance à embrasser fortement"

Jean Lassalle insiste : s’il est tactile, ce n’est pas pour autant un agresseur.

"J’ai une tendance à embrasser fortement. J’ai une tendance tactile, et si j’ai senti de la frustration parfois chez les femmes et les hommes, je me suis excusé immédiatement quand c’était le cas, ou après quand on me l’a fait remarquer. […] Je veux présenter des excuses à celles et ceux que j’ai pu offenser."

Il n’a pour l’heure fait l’objet d’aucune plainte et ne souhaite pas non plus répondre à ses allégations par la voie judiciaire : "J’aspire de toutes mes forces à ce que les femmes puissent retrouver la plénitude […] de leur corps, de leur manière d’être, d’exister, de se trouver, sans être attaquées."

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