Cette internaute crée un "bot" pour piéger tous les haters de Twitter

Un "bot" pour les troller tous.

Chez Konbini aussi, les commentaires ne sont pas très gentils.

La bonne idée du jour revient à Sarah Nyberg, internaute américaine qui a en eu assez des haters sur Internet. Elle a mis au point un compte Twitter automatique, autrement appelé "bot" (diminutif de robot en anglais), qui balance un tweet toutes les dix minutes, visant un certain type d'utilisateurs, rapporte Le Monde.

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Le but ? Faire débattre les pires individus de Twitter avec un programme virtuel. Sarah Nyberg l'a baptisé @arguetron, et depuis sa création, plusieurs twittos sont devenus les dindons de la farce en se laissant avoir par des affirmations comme "oh, Ronald Regan avait tort, encore", "le genre est une construction sociale" ou "le vaccin est une bonne chose", par exemple.

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Parmi ceux qui sont tombés dans le piège, on compte les misogynes, les racistes, les complotistes, les créationistes, les pro-Trump et autres parasites d'Internet. Malheureusement, un grand nombre de commentaires en réponse aux tweets de @arguetron ne sont plus disponibles, certainement parce que le bot est désormais connu sur la Twittosphère.

Le trolling, l'arme pour la justice sur Internet

Si Sarah a décidé d'ouvrir un tel compte, c'est parce qu'elle a longtemps subi le harcèlement numérique. Interrogée par Le Monde, elle raconte qu'entre 2014 et 2015, elle a été la cible de toute une communauté virulente de haters, après qu'elle eut critiqué un groupe de gamers antiféministes, qui se font appeler Gamergate.

Née garçon et devenue femme aujourd'hui, elle explique que certains de ses détracteurs sont parvenus à retrouver des photos d'avant sa transition pour se moquer ouvertement d'elle. "Certaines personnes passent un temps significatif à chercher des personnes sur lesquelles hurler, des personnes à insulter," affirme-t-elle

En s'inspirant de son expérience, elle a réussi à retourner les armes des trolls contre eux-mêmes. Elle déclare au quotidien français, confiante :

"Je pense qu’il est possible de troller ainsi de façon éthique, et que, à sa petite échelle, cela pourrait même rendre Internet meilleur."

Par Juliette Geenens, publié le 11/10/2016

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