Retour sur la (belle) vague de docus présentés à l'International Surf Film Festival

La 12ème édition de l'International Surf Film Festival se tenait à Anglet du vendredi 10 au lundi 13 juillet dernier. Retour sur les documentaires qui nous ont marqués.

C’est bien connu, le pays basque est une terre de surf. On vient ici du monde entier pour la beauté des plages et la qualité des vagues. Alors quoi de mieux après une journée passée à l’eau (ou sur le sable) que de se caler dans un transat pour regarder un des nombreux documentaires présentés (gratuitement) lors de la 12e édition de l'International Surf Film Festival que se tenait du vendredi 10 au lundi 13 juillet dernier à Anglet.

Cette année c’est le très beau The Fisherman’s son qui a remporté le prix du jury, présidé par Frosty Hesson – si vous ne connaissez pas cette légende de la glisse, regardez donc Chasing Mavericks, cela vous donnera une idée du personnage. L’excellent réalisateur californien Chris Malloy a suivi Ramon Navarro, chez lui au Chili, pour raconter son histoire : de ses débuts à Punta de Lobos jusqu’à son ascension au top du surf mondial.

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En plus d’être capable de surfer quelques-unes des vagues les plus grosses de la planète, Ramon Navarro n’hésite pas à militer pour la protection de l’environnement. Véritable star dans son pays, il travaille main dans la main avec le gouvernement afin de préserver les côtes chiliennes. C’est sa manière à lui de remercier l’endroit qui l’a vu grandir et où sa famille réside depuis plusieurs générations.

Surf écolo

Cette conscience écologique au sein de la communauté des surfeurs n’est pas vraiment nouvelle. Ce qui est plus remarquable, c’est que de nombreux réalisateurs se penchent sur le sujet. Cela donne des films engagés et nécessaires à une époque où le littoral est de plus en plus abîmé par la pollution.

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C'est le cas de White Waves, dont la bande-annonce a été présentée à Anglet la semaine dernière. Le documentaire, justement centré sur ces surfeurs pour qui la protection des océans n’est pas un vain mot, verra bien le jour grâce à la finalisation d'une campagne de crowdfunding lancée autour du 9 juin dernier.

Les trois Bretons un peu fous de Lost in the Swell sont également un très bon exemple de cette tendance écolo dans le milieu du surf. Vainqueurs du prix du public pour leur surf trip dans les Iles Salomon (au Nord-Est de l’Australie), ils sont partis trois mois à bord d’un petit trimaran fabriqué en fibres de lin, liège et balsa pour aller surfer des vagues qui n’avaient certainement jamais accueilli de surfeurs avant eux.

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Entre rencontres dans les îles et galères en mer, Ewen, Ronan et Aurel prennent même le temps de nettoyer les plages souillées de bouteilles en plastique et autres tongs abandonnées. Un voyage qui fait rêver et qui donne envie de tout plaquer sur le champ pour partir à l’aventure. Pour cela, il vous faudra tout de même passer outre votre peur des requins ou autres crocodiles. Mais le résultat est vraiment une belle leçon de partage et d’amitié.

Après le succès de cette épopée, les trois compères préparent actuellement un nouveau projet qui mérite certainement toute votre attention.

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Du surf en eaux froides et des femmes

Et puis au-delà de ces deux films, il y en a d’autres qui nous ont marqués. Notamment Headacheun long métrage allemand sur le surf en eaux froides (en Écosse ou encore en Islande). Tourné en plein hiver dans l’hémisphère nord, vous y admirerez des images que l’on n'a pas tellement l’habitude de voir dans ce domaine.

Le tout est aidé par une bande-son impeccable, et soutenu par un montage irréprochable (le jury ne s’y est d’ailleurs pas trompé en lui décernant une mention spéciale).

Il y a également Girl go big! qui suit la surfeuse suisse Alena Ehrenbold lors de son entraînement pour aller affronter des vagues gigantesques. La preuve qu’il n’y a pas que les hommes qui sont prêts à prendre des risques et à relever des challenges.

Citons aussi Factory Life du réalisateur japonais Ryo Li ou bien Behind the Tide de Roamin Juchereau qui, tous deux, montrent l’envers du décor du monde du surf, en se concentrant sur tous ceux qui le font vivre : les shapers, mais aussi les photographes ou les artistes.

Vous l’aurez compris, il y avait une belle vague (!) de documentaires à voir cette année encore à Anglet. Pour tous les amoureux de cette culture du surf, rendez-vous le dimanche 20 septembre à la Gaîté lyrique. Le Club Docu par Konbini  se jette à l’eau et organise l’avant-première de Courbes , le premier documentaire long format d’Antoine Besse, à qui l’on doit déjà Le Skate Moderne.

Par Julien Potart, publié le 20/07/2015

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