Infographie : 10 lieux à visiter avant leur disparition

Quels endroits de la planète méritent-ils le plus d'être visités ? Probablement ceux qui risquent de disparaître des cartes. Une dizaine d'entre eux font l'objet d'une infographie plutôt détaillée signée Trip Insurance. Détails.

De rouge à bleu pour indiquer le degré d'urgence.

Qu'est-ce qui peut bien rassembler les Alpes, le Taj Mahal, la barrière de corail, les Îles Galapagos et Madagascar ? Un point commun, tragique : leur disparition programmée. Ou du moins leur altération profonde. C'est ce que met en évidence une infographie réalisée par Trip Insurance, vous conseillant de visiter ces lieux touristiques avant que cela ne soit plus possible. L'infographie complète est disponible ci-dessous.

  • Les Îles Galapagos sont menacées avant tout par le tourisme... qui détruit peu à peu l'écosystème. Ces îles autrefois isolées ont attiré tellement de curieux qu'elles sont de plus en plus saturées par une pléthore d'hotels, de restaurants et de voitures. Au détriment de la nature luxuriante qui régnait autrefois en maîtresse. Sans compter les rats s'échappant des navires et d'autres races d'animaux détruisant peu à peu la faune locale.
  • Les Maldives risquent fort de disparaître totalement de la surface de la planète à cause de la montée des eaux. 80% des 1.200 îles que compte l'archipel ne sont qu'à un mètre d'altitude au-dessus de la mer. Selon les prévisions, la totalité des Maldives sera recouverte d'ici une centaine d'années au maximum. La situation est sérieuse au point que le gouvernement cherche à acheter des morceaux de territoire à des pays voisins, comme l'Inde, pour reloger son peuple.
  • La grande barrière de corail devrait disparaître dans moins d'une centaine d'années. En cause : la pollution et l'acidification de l'eau et la montée de la température de l'océan. Des estimations tablent sur une disparition de 60% de la barrière de corail d'ici 2030. Huit mille ans d'existence pourraient disparaître en l'espace d'une vie humaine.
  • Venise, on le sait, plonge peu à peu dans la mer. La cité des doges pourrait être engloutie d'ici moins de 70 ans. La montée des eaux ainsi qu'un tourisme extrêmement important (21 millions de touristes en 2007, soit 40 fois la population locale) devraient finir de plonger la cité italienne dans les eaux de Mare Nostrum.
  • La Mer Morte aussi fait partie de la liste. Au contraire des autres eaux de la planète qui montent et gagnent du terrain sur la terre, l'étendue d'eau la plus salée du monde (10 fois plus que l'océan, d'ailleurs) est descendue de près de 25 mètres d'altitude en 40 ans. Le fleuve Jourdain étant la seule source d'approvisionnement de la Mer Morte, son exploitation massive par les pays traversés rend son débit toujours moindre à son arrivée. Disparition prévue dans 50 ans.
  • Les Alpes pourraient aussi être à jamais altérés par le réchauffement climatique. Bien qu'ils soient de hauts lieux des sports d'hiver, leur altitude n'est finalement pas si élevée. De sorte que les glaciers alpins pourraient avoir tous disparu d'ici une petite cinquantaine d'années.
  • Madagascar pourrait perdre toutes ses forêts d'ici 35 ans si rien n'est fait pour les sauver. Et ses espèces de lémuriens et sa flore si particulière avec elles. La 4ème plus grande île du monde est victime de l'exploitation forestière, de la disparition des fermes locales et du braconnage.
  • Le bassin du Congo pourrait perdre les deux tiers de sa forêt équatoriale d'ici 2040 si rien n'est fait pour y remédier. Et c'est l'ONU qui le dit. 10 millions d'hectares sont rasés chaque année à cause de l'exploitation minière, de l'exploitation forestière illégale, de l'agriculture et de l'élevage intensifs. Ainsi que de la guérilla.
  • Le Glacier National Park. De 150 glaciers en 1905, ce parc n'en comporte désormais plus que 27 en 2005. La situation est grave : la disparition des glaciers entraînerait la mort simultanée de tout l'écosystème de la vallée qui se nourrit de l'eau froide venue des montagnes. Tout devrait être perdu en 2030.
  • Le Taj Mahal fermerait ses portes dans 5 ans. Entre les hordes de touristes et la pollution détruisant peu à peu sa légendaire façade blanche, les responsables de ce grandiose palais hérité du 17ème siècle considèrent qu'il est préférable de le fermer au public, qui ne pourra désormais plus apprécier son dôme marbré haut de 35 mètres que de loin.

(Crédits : Trip Insurance)

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Par Théo Chapuis, publié le 05/07/2013