Vidéo : le Petit Journal diffuse les images des journalistes agressés au rassemblement FN

Les images sont crues, brutes et violentes : prises lors du rassemblement FN du 1er mai, elles proviennent des caméras de l'émission Canal + du Petit Journal.

Ce matin, Yann Barthès était sur le plateau radiophonique de France Inter. Une phrase a notamment été retenue par les médias ayant relayé cet entretien : "C'est la première fois que nous sommes agressés à ce point en dix ans". Et l'animateur de préciser un peu plus loin lors de l'interview : "Sur les 30 mètres qui séparent le carré VIP du cordon de sécurité de CRS, mon équipe a été tabassée par des militants FN".

Publicité

Ce soir, lors de la quotidienne de l'émission, les mots ont laissé la place aux images. Celles de journalistes du Petit Journal brutalisés lors du défilé du Front National, dont plusieurs milliers de sympathisants étaient rassemblés ce vendredi 1er mai au pied de la statue de Jeanne d'Arc, place des Pyramides.

À travers une séquence de six minutes, Yann Barthès a évoqué la manière dont trois journalistes de son équipe ont été agressés, que ce soit à travers les coups de parapluie du député européen Bruno Gollnish ou les attaques des sympathisants du Front National. D'après Yann Barthès, c'est tout d'abord la violence du député à l'égard du JRI qui aurait entraîné, par la suite, les débordements à l'égard des journalistes dans la foule lors de leur exfiltration par le service de sécurité.

Publicité

Selon le présentateur, n'importe quel journaliste aurait pu être frappé, les sympathisants FN ne pouvant pas savoir s'ils faisaient partie ou non de l'équipe du Petit Journal, n'ayant aucun signe de distinction - à savoir un micro portant le nom de l'émission.

D'après Bruno Golsnish au micro de BFM TV, il s'agissait de s'opposer à une "violation de la vie privée" :

Ce sont des gens qui utilisent des moyens que la déontologie la plus élémentaire, la morale, la loi, les recommandations du Conseil de l'audiovisuel réprouvent [...]. J'ai supporté ça pendant un quart d'heure, une demi-heure, 20 minutes. Et après, avec le parapluie d'un de mes collègues, j'ai croché le micro et j'ai cassé le micro.

Publicité

Une déclaration moquée par les humoristes Éric et Quentin du Petit Journal :

 

Par Louis Lepron, publié le 04/05/2015

Copié

Pour vous :