Hatred, le jeu vidéo immoral dans lequel il faut massacrer des innocents

Des jeux vidéo où des innocents subissent les dommages collatéraux de votre folie meurtrière (virtuelle), il y en a un paquet. Mais Hatred va plus loin, vous proposant d'incarner un parfait psychopathe. Le massacre pour le massacre.

Hatred

Le personnage que vous incarnez n'a ni nom, ni la moindre once de morale. Ce qu'il a à revendre, par contre, c'est de la haine. (Capture d'écran)

GTA, trop violent ? Dans ce cas, vous ne jouerez sans doute jamais à Hatred. Le principe de ce jeu vidéo développé par le studio Destructive Creations est simple : il s'agit de flinguer le plus d'êtres humains possibles. Dans la rue. Bang. Comme ça. Bang. Des innocents. Bang. Au hasard. Bang.

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Dans le trailer du jeu, dont la sortie est prévue au deuxième quart de 2015, on distingue la silhouette massive d'un gaillard patibulaire. De sa voix caverneuse, il annonce que son nom n'est pas important. Seul l'est ce qu'il va accomplir.

Avec son faux air de Nathan Explosion, il s'arme méthodiquement de grenades à main, fourre un grand couteau de chasse dans son ceinturon et fait claquer le chargeur de sa Kalashnikov. On vous laissez deviner le programme de sa journée.

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Hatred est le tout premier jeu de Destructive Creations, studio polonais dont la photo de l'équipe est déjà une déclaration en soi : on reconnaît grâce à leurs t-shirts  aux moins deux

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metalheads : un fan du groupe de death metal américain Dying Fetus

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et un autre de la formation black metal Black Witchery (d'ailleurs c'est le président du studio). Des musiques sensibles, vous vous en doutez.

À propos de leur jeu, ils expliquent sur leur site :

C'est terrible, mais ici c'est VOUS le méchant. Rôdez dans les banlieues de l'Etat de New York et partez à la recherche de vos victime à travers sept niveaux. Affrontez les forces de l'ordre et partez en voyage à travers l'esprit haineux du protagoniste. Ramassez de l'équipement sur les morts et les "boucliers humains" pour répandre l'Armageddon sur la société. Détruisez tout sur le passage de votre chasse et ripostez lorsque ça devient un peu trop agité...

... Seulement, n'essayez pas ça chez vous et ne le prenez pas trop au sérieux, ce n'est qu'un jeu. 🙂

Comme Motherboard le précise, le smiley est d'origine.

Ces développeurs le savent : leur jeu risque de faire grincer quelques mâchoires. C'est sans doute pourquoi ils désamorcent d'entrée de jeu :

Ces temps-ci, alors qu'un grand nombre de jeux s'affairent à être polis, colorés, politiquement corrects et essayent de s'incrire dans une sorte d'art supérieur – plutôt qu'être un simple divertissement – nous avons voulu créer quelque chose qui va à l'encontre des tendances.

Quelque chose de différent, qui procure au joueur un pur plaisir de jeu. Voici notre jeu, qui ne prend pas de prisonniers et ne se cherche pas d'excuses. Nous le disons : "oui, c'est un jeu dont le principe est de flinguer des gens". Et la seule raison qu'a le personnage principal pour faire un truc aussi taré est sa haine profonde.

À quand un jeu "Columbine" ?

L'équipe de cinglés de Destruction Creations n'a pas tort. Il est rare qu'un jeu simule d'aussi près le comportement d'un psychopathe, où l'objectif principal est de semer la terreur en fauchant le plus d'âmes humaines. Un peu comme si vous incarniez les responsables des "événements" de Columbine ou Sandy Hook ; un peu comme si vous incarniez un Merah ou un Breivik.

Vous commencez à saisir... Si des licences comme GTA, Wolfenstein ou Postal ont pu déchaîner des associations de parents (comme Familles de France), qu'adviendra-t-il si ce jeu rigoureusement immoral fait parler de lui ? Il sera la cible des dites asociations en France, peut-être même se fera-t-il censurer dans certains pays, et deviendra célèbre grâce à son potentiel choc.

Au passage, en l'espace de deux jours d'hébergement sur YouTube, la vidéo de présentation du jeu a été vue près de 350 000 fois. Et ça grimpe très vite.

Par Théo Chapuis, publié le 17/10/2014

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