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Grosse gaffe : un conseiller de Trump se fait prendre en photo et dévoile ses projets de réformes

Publié le

par Théo Mercadier

Steve Bannon aurait mieux fait de checker ce qu’il y avait dans son dos avant de poser sur une photo, dont l’arrière-plan révèle son inquiétante obsession pour la question de l’immigration. 

Imaginez un peu que le premier conseiller de François Hollande se prenne en photo devant le tableau où il note tous ses plans de réformes plus ou moins controversés ? C’est simple : toute la France se foutrait ouvertement de sa gueule et dénoncerait à l’unisson cette preuve flagrante d’amateurisme. Eh bien c’est exactement ce qui vient de se passer aux États-Unis où Steve Bannon, conseiller de Donald Trump, a tapé la pose pour un petit selfie, et a du même coup livré un avant-goût de ses priorités pour le pays.

"Suspendre le programme pour les réfugiés syriens" ; "Embaucher 5 000 patrouilleurs supplémentaires aux frontières" ; "Construire le mur à la frontière et éventuellement faire payer le Mexique" ; "Couper les fonds fédéraux aux villes sanctuaires [qui protègent les sans-papiers, ndlr]"… En fait, pas vraiment de révélations chocs dans tout ça, puisque la mise en place de la plupart de ces mesures a déjà été déclenchée par l’administration Trump. Ce que révèlent ces photos, c’est surtout l’obsession maladive de Steve Bannon pour la question de l’immigration, une obsession largement partagée avec le président des États-Unis.

L’administration Trump, cette passoire

Comme le rappelle Mashable, c’est loin d’être la première fois que les proches de Trump étalent au grand jour, et par mégarde, leurs plans de réformes sur Internet. Au mois de novembre, le secrétaire d’État du Texas Kris Kobach s’exposait avec un dossier ouvert dans la main. Tout le monde a alors pu zoomer et constater la "vision terrifiante de l’homme pour l’Amérique", avec notamment la volonté de créer un vaste fichier des musulmans, parmi d’autres mesures pour lutter contre l’immigration.

Face aux fuites répétées, l’administration Trump a décidé de sortir les grands moyens et de sensibiliser ses membres à la nécessité d’assurer une plus grande confidentialité sur les dossiers chauds. Un mémo a donc été envoyé au secrétaire d’État Rex Tillerson, pour alerter sur les dangers potentiels que représentent les fuites d’infos sensibles dans la presse. Quatre jours plus tard, le texte se retrouvait dans la boîte mail d’un journaliste du Washington Post. Ceci n’est pas une blague, mais ça pourrait.

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