Le Nigeria veut vendre une partie de son patrimoine pour boucler son budget 2018

Confronté à une sévère récession, le gouvernement du Nigeria a décidé de céder des actifs. Beaucoup de Nigérians ne sont pas satisfaits de cette décision.

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Lundi 27 novembre, le gouvernement fédéral du Nigeria a annoncé son plan de privatisation d’une partie de son patrimoine dans le but de financer le budget de l’État pour les trois prochaines années. Une décision qui ne fait pas l’unanimité dans le pays, alors que les sénateurs et les parlementaires nigérians font partie des législateurs les mieux payés au monde.

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Plusieurs bâtiments, mines, centrales électriques, parcs nationaux ainsi que le célèbre Théâtre national de Lagos et la non moins célèbre place Tafawa-Balewa seront mis en vente selon Ben Akabueze, directeur général du bureau du budget fédéral. Il a déclaré que la privatisation de ces atouts majeurs du pays était déjà prise en compte dans la planification du budget de 2018, pour tenter de combler le déficit qui s’élève à 4,73 milliards d’euros.

Dans la majorité des pays du monde, les théâtres nationaux représentent une part importante de l’histoire nationale. Ils sont également des attractions majeures pour les touristes. Le fait que le gouvernement nigérian soit enclin à se défaire de tels symboles suscite l’incompréhension de certains citoyens.

La vente d’une grande partie des centrales électriques nationales est également perçue comme un moyen pour l’État de se dédouaner de la responsabilité d’alimenter le pays en énergie. Avec la crainte que les entreprises privées qui en feront l’acquisition augmenteront le prix de l’électricité. Et les Nigérians de s’interroger : une fois que le gouvernement aura vendu tous ces atouts pour financer le budget des trois prochaines années, que va-t-il vendre en 2020 ?

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Un article de Konbini Nigeria, traduit de l’anglais par Sophie Janinet

© Giphy

Par Olanrewaju Eweniyi, publié le 04/12/2017

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