En image : une carte de l'Europe en fonction des résultats Google

Les cartes géographiques en fonction des résultats de Google deviennent légion. La première à avoir fait son petit bout de chemin sur la Toile a été celle des États-Unis. Chaque État était déterminé en fonction d'un terme et d'une question : "Pourquoi tel État est-il si... ?".

Entre "cher" pour la Californie, "libéral" pour l'État de Washington, "chaud" pour la Floride ou "grand" pour le Texas, la représentation des USA sur Google en janvier 2014 hésitait entre rancoeur à l'égard du temps et connotations politiques ("démocratique", "conservateur").

Une carte des États-Unis en fonction des résultats Google de janvier 2014

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Et l'Europe ?

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Aujourd'hui, c'est au tour du Vieux Continent et d'une partie du Maghreb (jusqu'à la Turquie) de connaître le même sort. On doit cette nouvelle création à Randal Olson, un diplômé américain spécialisé en informatique et assistant de recherche à l'Université d'État du Michigan.

Il a ainsi remplacé chaque nom de pays par un terme, terme proposé par Google en fonction des recherches des internautes.

La carte de l'Europe en fonction des résultats Google (Crédit Carte : Randal Olson)

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La France est "gay", la Grande-Bretagne est "riche" tandis que l'Espagne est "vide", l'Islande "tranquille", la Grèce "importante", les Italiens "racistes" et les Belges "ennuyeux".

Une sélection qui reflète "les recherches [...] des internautes"

Vous vous demandez d'où viennent ces propositions ? Selon Google himself, "les suggestions renvoyées par la saisie semi-automatique reflètent les activités de recherche de l'ensemble des internautes et le contenu des pages Web indexées par Google". Ces propositions dites "semi-automatiques" sont aussi révélatrices des recherches précedemment effectuées par l'internaute. S'il a déjà fouillé sur Google à propos de la France en la mettant en lien avec un terme, ce terme va plus facilement remonter lors d'une nouvelle recherche. 

A noter que dans un jugement du 14 mai 2013, cette saisie avait été épinglée par la Cour de justice fédérale allemande. Selon cette dernière, certains résultats pouvaient porter préjudice aux particuliers ou aux entreprisess. La Cour n'a pas demandé la suppression de l'algorithme mais a affirmé que le géant du Net était responsable auprès de particuliers dès lors qu'ils y voyaient un préjudice. Les résultats proposés seraient alors supprimés, à leur demande.

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À quand une réaction de l'Office du tourisme belge ou italien ?

Par Louis Lepron, publié le 28/01/2014

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