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À Glastonbury, l’urine des festivaliers se transforme en énergie renouvelable

Au festival de Glastonbury, de plus en plus d’équipements sont alimentés par l’urine des festivaliers. Un miracle rendu possible grâce à l’énergie combustible microbienne assistée et à pas mal de bière.

Au festival de Glastonbury, en Angleterre, les panneaux d’informations seront alimentés par de l’urine filtrée, gracieusement fournie par le public masculin se soulageant dans 40 pissotières. Le célèbre festival utilise cette technologie depuis 2015, étendant chaque année sa portée. Véritable innovation en matière d’énergie renouvelable, le "Pee Power" a été inventé par des scientifiques du centre de bioénergie de Bristol et peut être utilisé pour alimenter l’éclairage ou charger un téléphone.

Le festival, qui s’ouvre ce mercredi 21 juin, comptera deux installations de ce type, dont l’une de 40 pissotières qui sera située à une centaine de mètres seulement de la scène où joueront les Foo Fighters samedi. On estime que pendant les périodes de grande affluence, 1 000 litres d’urine approvisionneront la centrale à combustible microbienne assistée. Cela permettra de générer suffisamment d’électricité pour alimenter dix panneaux d’affichage sur lesquels seront diffusées les dernières nouvelles du festival.

Ioannis Ieropoulos, le directeur du centre de bioénergie de Bristol déclare :

"Ce système repose sur l’engagement du public, et le festival de Glastonbury nous donne une chance de montrer le potentiel de notre technologie à des milliers de gens. Les panneaux d’affichage sont un moyen de montrer que Pee Power et la technologie combustible microbienne assistée peuvent être développés pour plein d’utilisations différentes.

La deuxième installation sera située dans la zone connue sous le nom d’interscène, près du coin presse et des loges. Elle alimentera une centrale de recharge des téléphones portables et son propre éclairage."

Des urinoirs Pee Power seront bientôt testés pour la première fois en dehors du Royaume-Uni, en Ouganda.

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

Par Matthew Kirby, publié le 19/06/2017