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François Hollande votera Macron et appelle la France à se mobiliser contre l'extrême droite

Publié le

par Astrid Van Laer

Lundi 24 avril, au lendemain de la qualification au second tour de la présidentielle d'Emmanuel Macron (En marche !) et Marine Le Pen (Front National), le président de la République François Hollande a réagi et rappelé les dangers d'une politique d'extrême droite.
C'est la première fois que le chef de l'État se prononce clairement quant à son choix parmi les onze candidats à l'élection présidentielle. Lors d'une conférence de presse à l'Élysée lundi 24 avril, il a fermement annoncé que le 7 mai, il voterait pour son ancien ministre de l'Économie et des Finances, arrivé en tête du premier tour, Emmanuel Macron. Il a d'abord tenu à féliciter citoyens ainsi que les forces de l'ordre pour le bon déroulement de ce scrutin :
"Je tiens d’abord à remercier les Françaises et les Français qui se sont déplacés massivement dimanche pour le premier tour de l’élection présidentielle. Après l’attaque terroriste sur les Champs-Elysées, la démonstration était la réponse que la France devait faire aux semeurs de haine. Le scrutin a exigé une mobilisation sans précédent et je veux en féliciter les forces de sécurité. Il y a aussi eu la participation de nombreux bénévoles le scrutin marqué par aucun incident et je veux saluer tous ceux qui y ont contribué. Je pense notamment aux maires de France."

"Le FN au pouvoir ferait courir un risque à notre pays"

François Hollande a ensuite tenu à exprimer son sentiment face à la présence du Front national au second tour :
"La présence de l'extrême droite fait une nouvelle fois courir un risque pour notre pays. Il y a d'abord son histoire, sa longue histoire, ses méthodes, ses liens avec des groupes extrémistes partout en Europe. Mais il y a surtout les conséquences qu'aurait la mise en œuvre de son programme sur la vie de notre pays. Le pouvoir d'achat des français serait directement amputé si Marine Le Pen devait l'emporter. Et si la France sortait de la zone euro, si les restrictions aux échanges commerciaux se multipliaient à travers des mesures protectionnistes, ce serait des milliers d'emploi qui seraient supprimés dans les industries de notre pays. Et si la taxation des produits venant de l'étranger venait à être introduite, alors ce serait une hausse des prix sans précédent qui frapperait les plus fragiles. Il y a donc à la fois le danger de l'isolement de la France mais aussi de la rupture avec l'Union Européenne."
Après avoir expliqué que selon lui "face à un tel risque, [il n'est] pas possible de se taire, de se réfugier dans l'indifférence", le chef de l'État a déclaré : "Pour ma part, je voterai Emmanuel Macron."

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