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Forte à Paris, la mobilisation "Nuit debout" s'étend partout en France

Publié le

par Rachid Majdoub

Après six jours de campement nocturne place de la République à Paris, le mouvement "Nuit debout" s'intensifie dans des villes comme Lyon, Toulouse, Marseille ou Nantes. 

La nuit dernière à Toulouse, où un demi-millier de personnes se sont rassemblées sur la place du Capitole. (<a href="https://twitter.com/PierreVin/status/717456797641138178" target="_blank">© Pierre Vincenot/Twitter</a>)

C'est un début de réveil populaire, qui prend aujourd'hui davantage d'ampleur. Le mouvement "Nuit debout", actif depuis le 31 mars sur la place de la République à Paris, principalement pour lutter contre la loi Travail, continue de rassembler.

Après une sixième nuit de campement consécutive dans la capitale, la mobilisation s'étend à plusieurs villes de France (et même jusqu'en Belgique).

De Nantes à Marseille en passant par Lyon

De Nantes à Rennes, de Lyon à Toulouse, de Strasbourg à Marseille... Timide il y a près d'une semaine, le phénomène se diffuse progressivement dans plusieurs villes françaises.

Dans la soirée du mardi 5 mars, ils étaient 300 à Nantes, place du Bouffay, ou encore 200 à Rennes, rassemblés sur l'esplanade Charles-de-Gaulle. Sur la place du Capitole, un demi-millier de Toulousains se sont réunis. Des comptes Twitter permettent de suivre l'état du mouvement dans les différentes villes.

Un millier de personnes cette nuit à Paris

Le même soir à Paris, la place de la République était investie d'un millier de personnes. Musique, projections, boissons, discussions ; tentes, banderoles, installations, restauration ; et surtout sourires et bonne humeur : les campeurs, majoritairement jeunes, se sont solidairement réunis. Parmi eux, certains cherchent simplement à comprendre l'état du monde, la situation de la société. En bruit de fond, quelques soupirs se font l'écho des récentes révélations de l'affaire des Panama Papers.

Porté par des valeurs humanistes, l'engouement s'oppose à la réforme du droit du travail menée par la ministre Myriam El Khomri, accusée de faire le jeu des entreprises au détriment de la condition des salariés, et de favoriser la précarisation.

L'avenir entendra-t-il ceux qui aujourd'hui ne se couchent pas ? Pas sûr. Mais au moins, à défaut de n'avoir que des cernes, les veilleurs entretiennent leurs convictions.

Voici les villes  concernées par cette étendue de la mobilisation :

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