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Au festival de Dour, 100% de saisies de drogue lors d'un contrôle de police

Publié le

par Louis Lepron

Ce mercredi 15 juillet, le Festival de Dour a décidé de frapper un grand coup contre la possession de drogues. Comment ? En organisant un contrôle inattendu auprès de ses festivaliers.

À Dour, lors de l'édition 2014 (Crédit Image : Louis Lepron)

Décidémment, drogue et Dour font bon ménage. Ce mercredi 15 juillet de nombreux médias, de Francetv Info à 20minutes, ont repris une information qui avait pour origine un ordinaire contrôle de police à l'entrée du festival belge qui débutait cette semaine. À quelques heures du lancement de la nouvelle édition du festival, à quelques heures d'une première journée, entre les sets de 2ManyDjs, SBTRKT ou La Smala, 50 gendarmes belges accompagnés de six maîtres-chiens ont attendu au tournant les festivaliers.

11 heures du matin, les contrôles commencent. Une opération qui va durer cinq heures. Cinq heures d'inspection de voitures, de chiens qui reniflent, de fouilles corporelles. L'opération s'avère plus que positive en termes de trouvailles : le taux de saisies de drogue est de... 100%. Qu'est-ce qu'on trouve ? De l'herbe, de la drogue de synthèse, de tout. Dans les chiffres, 803 grammes de cannabis, 47 grammes de MDMA, 115 pilules d’ecstasy ou encore deux grammes d’héroïne.

Les autorités ont aussi proposé aux festivaliers qui venaient de la gare de se débarasser volontairement de leurs stupéfiants. Au total, 82 procès-verbaux – dont deux pour trafic – ont été dressés pour détention de drogue. Comme le souligne Libération, le nombre de saisies a progressivement diminué dans la journée "car les festivaliers se seraient fait passer le mot".

Un précédent mortifère

Cette opération n'est pas étonnante compte tenu d'un précédent. En 2014, un jeune homme de 25 ans originaire de Normandie était mort des suites d'une prise d'une ecstasy nommée "Superman". Le 31 janvier 2015, l’Institut Scientifique de la Santé Publique belge soulignait sa dangerosité, comptabilisant quatre morts en Angleterre et un lors du Festival de Dour.

À lire -> Portraits : chacun son Dour, chacun son chemin

Via cette opération, Christian Henry, procureur du roi pour l’arrondissement de Mons-Tournai, a tenté de faire passer un message aux festivaliers : Dour n'est pas une "zone de non-droit" et "la vente de produits stupéfiants n’est pas seulement le fait des dealeurs locaux".

Sur les cinq jours que propose le festival, de Flume, Snoop Dogg, Lauryn Hill, Nneka, Danny Borwn, Hudson Mohawke ou Nils Frahl, près de 200 000 personnes sont attendues. Pas sûr que la police parvienne à se saisir de toutes les substances illicites et à endiguer un phénomène qui ne concerne pas seulement Dour.

Et le festival de faire un petit rappel via un encart "Take Care !":

La loi en vigueur en Belgique est également valable sur le Festival de Dour : la conduite en état d’ivresse, la consommation de produits toxiques et tout autre délit ou infraction y sont interdits. La police est d’ailleurs présente en permanence sur le site du festival.

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