Ces 9 comportements devraient être bannis de Facebook

Alors que Facebook planche sur un procédé qui permettrait d'éviter de publier sous l'effet de l'alcool, on s'est permis de leur proposer de supprimer d'autres comportements irritants qu'on peut trouver sur le réseau social.

Terminés les souvenirs de soirées alcoolisées sur Facebook ? Selon Yann LeCun, responsable du laboratoire du réseau social pour la recherche en intelligence artificielle, Facebook décryptera les visages des internautes afin de savoir s'ils renvoient à un taux d'ébriété conséquent grâce à un logiciel de reconnaissance faciale. Oui, le même qui aide au tag de vos amis quand une photo est publiée sur Facebook.

Après identification de la photo, Facebook devrait vous envoyer un message pour vous demander si vous êtes certain de vouloir la publier, même si jugée "à risque" pour votre réputation sur Internet par ce perspicace algorithme. Mais il n'y a pas que l'image qui sera passée au crible : aussi, Facebook vous proposera de réécrire vos statuts grâce à des hashtags conseillés directement en fonction de ce que vous écrivez. 

Publicité

Le réseau de Mark Zuckerberg compte donc vous guider sur le chemin de la rédemption, ou en tout cas éviter que vous ne rencontriez le mur de la honte. À cette occasion, on en a profité pour proposer à Facebook de supprimer certains comportements dont on pourrait très bien se passer.

Le brunch du dimanche

Plus besoin d'aller chercher le meilleur brunch ou burger de votre ville sur des sites spécialisés. Ces photos qui surgissent dans votre feed tous les dimanches, instant gueule de bois s'il en est, sont la meilleure pub que les restaurateurs auraient pu espérer. Et une raison de frustration supplémentaire pour ceux incapables de s'extirper de leur lit.

(Capture d'écran Facebook)

(Capture d'écran Facebook)

Publicité

Qui n'a jamais bavé sur ces photos de steaks épais, de foisonnement de desserts, de café crème onctueux, d'œufs brouillés dorés à souhait, etc. ? À vrai dire, on n'a que faire de ce que nos amis Facebook décident de manger pour se remettre de leurs émotions de la veille. On sait à quoi ça ressemble une portion de frites dégoulinantes de gras et une tranche de bacon desséché. Et on sait surtout qu'ils ont mis cinq ans à faire leur photo, le temps que leurs plats prennent froid. (Eléonore Prieur)

Les plaintes

Pour certains, Facebook fait office de psychologue, de journal intime ou comptoir de bar PMU. C'est ainsi qu'on voit surgir des statuts tels que "Triste" affublé d'une émoticône... triste. "Les amis, ça se compte sur les doigts d'une main", "J'en ai marre", "Ça va pas". Quel suspense. Mais qu'est-ce qui peut bien le (la) rendre si malheureux(euse) ?

Facebook ok

Publicité

On n'aura pas de réponse puisque le but de ce genre de statut est justement de laisser planer le mystère pour mieux se faire désirer. Et les messages privées dans tout ça ? Non, il est bien plus agréable d'exposer ses états d'âme au tout Facebook et de voir le nombre de commentaires que ça attirera. Une raison d'aller mieux ? (Eléonore Prieur)

Les couples

Quand t'entends "couple" sur Facebook, il y a "relou" qui va (parfois/souvent) avec. Surtout pour ces trois catégories :

Ceux qui n'hésitent pas à violenter le bouton "publier" pour montrer aux yeux du monde le bien-être et la complicité qui règnent dans leur couple : "Salut, on est en couple, heureux, et on le montre à tout le monde ! Signé Barbara et Ken, ensemble depuis trois jours (et on vous emmerde)".

Publicité

Ceux qui, fiers de présenter leur nouvelle conquête, l'affichent publiquement :

:/

:/

Et ceux qui, désespérés, annoncent leur célibat de manière dissimulée :

Putain, je me sens seul(e), j'ai besoin de bras chauds pour l'hiver...

Soit, plus explicitement :

Salut je suis free, qui veut se mettre en couple avec moi ?

Les couples peuvent vite devenir un poison pour notre timeline Facebook. Surtout quand ils s'affichent, dépassant les limites du nombre de statuts à la journée, à l'heure, à la minute, à la seconde pour les amoureux les plus fous. Puis, surtout quand t'es célibataire, ce type de comportement t'irrite légèrement plus. Et si tous les célibataires criaient leur joie d'être seuls sur Facebook (cf. ceux qui se plaignent, ci-dessus) ? (Rachid Majdoub)

Les naissances

Vous allez avoir un enfant. Vous êtes content, c'est normal. Pour bon nombre de parents en devenir, le premier réflexe n'est plus de lui préparer sa petite chambre avec un beau landau et un poster de Fast & Furious 5. Non. Le premier réflexe s'apparente à prendre son smartphone, à chercher l'icône qui représente un appareil photo et à capturer tout ce qui ressemble de près ou de loin à une échographie histoire d'en faire part à ses amis Facebook. Accompagnez cela d'un décompte ("ENCORE SIX MOIS", "H-1 J'AI PERDU LES EAUX LOL") et vous êtes au sommet de la gloire.

(Capture d'écran Facebook)

(Capture d'écran Facebook)

Après la naissance, ce syndrome provoc' se poursuit en mettant fin à l'intimité de l'enfant. Poursuivi par ses parents, iPhone à la main, il voit ses moindres faits et gestes (manger et s'en foutre partout, ses chutes, ses premiers pas, son bain, encore une chute, encore un bain...) être médiatisés sur le réseau social. Y'en a même qui ont eu le toupet d'ouvrir des comptes Facebook pour leurs gosses. Dégueulasse. (Louis Lepron)

Les fans de jeux

15 décembre, 03h26 : "Basile CandyCrush4life vous a envoyé une invitation pour jouer à Candy Crush Saga". Mais laissez-moi tranquille, BORDEL. Vous croyiez la tendance des jeux Facebook essoufflée ? Pas pour certains addicts. Des survivants, des warriors du gaming, qui trouvent toujours du temps à tuer dans des jeux dont on ne peut (veut) plus voir le nom.

Alors quand tu reçois une invitation pour jouer à un jeu tandis que tu pensais le phénomène éradiqué, il n'y a qu'une chose à faire : Candy Crusher la personne en question. (Rachid Majdoub)

Les demandeurs

Non.

Non.

Non. On est tes amis, mais Google aussi. (Rachid Majdoub)

Les populistes

Violence de la société de consommation, cupidité des banques, incompétence des fonctionnaires, mais aussi abus de la RATP, perversion des politiciens, des taxis, des facteurs, du proprio ou du voisin de palier... On connaît tous quelqu'un(e) qui semble vouloir écrire à grands coups de statuts indignés sur Facebook la politique de notre chère République.

Résolument iconoclaste, il s'estime digne du courage de "ceux qui disent tout haut ce que les autres pensent tout bas" – ces chiens du systèmeGare au malheureux qui ira contre son point de vue en commentaire ! Que soit jetée sur lui l'opprobre (zéro like sous son commentaire) et qu'il soit conspué en place publique (son mur). Vous êtes prévenu : penser différemment, c'est être un mouton écervelé, un félon, un Judas des masses à la solde de TF1, du Nouvel Ordre Mondial, e Coca-Cola, des Illuminati et même parfois de tous à la fois. Que se déchaînent les justes contre celui qui a trempé les lèvres dans la coupe du consensus mou.

Oui,  j'avoue, ça m'arrive aussi

Oui, j'avoue, ça m'arrive aussi

Remarque : ces statuts interviennent parfois en fin de mois et s'accompagnent de hashtags variés comme #abuseylesimpots #poleemploicesbatards, #niquelaRATP, #hollandedémission ou encore #mondedemerdeyaplusdlaitdanslefrifgo.

Solution : l'ignorance, sous peine de devenir le pendant opposé au programme politique de votre contact Facebook et devenir le principal parti d'opposition, avec débats sociétaux de haute volée par statuts interposés. Monde de merde. (Théo Chapuis)

Les phénomènes viraux

C'est le nouveau phénomène viral. Il a un mois d'existence, vient tout juste de connaître un sérieux coup de buzz et Facebook fait office de caisse de résonance, après le Neknomination et le Ice Bucket Challenge. Le dernier phénomène en question est une appli et a pour nom Dubsmash : elle permet de synchroniser des phrases cultes (de films comme de musique) avec votre propre bouche. Bref, c'est marrant. Deux secondes. D'ailleurs, aussitôt installée sur votre smartphone, elle en a disparu.

Dix minutes plus tard, votre feed Facebook a subi un blitzkrieg culturel, une OPA à base d'OSS 117 ou de "What happens in Vegas stays in Vegas". Sauf que ce ne sont pas Jean Dujardin ou Bradley Cooper qui vous parlent mais... vos "amis-connaissances" de Facebook. Malaise. Cette invasion impromptue de petites vidéos vous rappelle quand même un peu votre oncle qui a découvert Skrillex le mois dernier. (Louis Lepron)

Le hashtag

#Vouslesvoyezdeloin. #Ilscommencentsouvent #(oufinissent) #parun #mot-dièse, #soit, #danslelangagecourant, #unhashtag. #C'esténervant, #çasertsouventàrien, #çafaitmalauxyeux #etsurtoutçafaitstylequonacomprisInternetalorsquonestjustesurFacebook. #C'estchiant, #vousêtesd'accord ? #Vousl'avez?.

htag

Par , publié le 15/12/2014

Copié

Pour vous :