feminine hygiene – beauty treatment

Une étude dénonce l’opacité des fabricants de tampons et protections féminines

Le magazine 60 millions de consommateurs a mené l’enquête pour savoir si les articles d’hygiène féminine sont sains. Selon leurs premières conclusions, pas totalement. Mais, surtout, l’étude pointe le manque de transparence des fabricants concernant ces produits.

Protections féminines - Getty / iStock ©matka_Wariatka

© matka_Wariatka/iStock

Mardi 23 février, nous vous parlions d’une étude de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir sur les substances potentiellement toxiques pour la santé contenues dans 185 produits cosmétiques du quotidien.

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Dans la foulée, le magazine 60 millions de consommateurs s’est penché sur les protections féminines, tampons et serviettes hygiéniques. Quelle est leur composition ? Sont-elles vraiment saines et sûres pour la santé ? Difficile pour l’heure de répondre, en partie à cause des fabricants qui communiquent difficilement la liste des composés présents dans leurs articles, sous couvert de "secret industriel". Le magazine publie une première liste, consultable ici.

Des résidus de substances potentiellement toxiques

Le magazine édité par l'Institut national de la consommation a donc prélevé des molécules sur des tampons de onze marques différentes à la recherche de substances indésirables. Résultat : des produits potentiellement toxiques ont été détectés dans cinq cas sur onze, soit près d’une marque sur deux. Voici les premiers éléments, pas très encourageants, de l'enquête :

"Il a mis en évidence des traces de dioxines (polluants industriels) dans des références de marques O.B et Nett et des résidus de dérivés halogénés (sous-produits liés aux traitements des matières premières) dans une référence de marque Tampax.

Nous avons également trouvé du glyphosate (la substance active de l’herbicide Round up !), dans une référence de protège-slips Organyc, une marque qui se revendique pourtant bio. Enfin, nous avons repéré des résidus de la famille des pesticides organochlorés et pyréthrinoïdes (insecticides) dans une référence de serviettes hygiéniques Always."

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Néanmoins, l’association tempère ces résultats car les taux relevés restent très faibles. Mais l'on ne peut pas pour autant parler de risque zéro et l’innocuité des tampons n’est donc pour l’heure pas prouvée.

Face à l’opacité de la composition des articles de protection féminine, l’association a décidé d’alerter la Direction générale de la santé, le cabinet de la ministre de la Santé et la Répression des fraudes. Le but est d'obtenir plus de transparence et que les fabricants indiquent l’ensemble des composés de leurs produits sur leurs emballages.

Par Jeanne Pouget, publié le 24/02/2016

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