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Voilà pourquoi on est chafouin quand on a faim

Publié le

par Olivia Cassano

Une nouvelle étude explique pourquoi la faim nous rend désagréable et impulsif. C’est la faute à la ghréline, une hormone dont le taux augmente avant les repas et qui nous fait tourner la tête. 

Finalement, Snickers avait raison : "T’es pas toi quand t’as faim". En fait, t’es même très chiant.

Une nouvelle étude de l’Université de Göteborg (Suède) a trouvé que la ghréline, l’hormone qui stimule l’appétit et dont le taux augmente quand on a faim, affecte notre self-control et notre capacité à prendre des décisions.

Le Science Daily raconte que l’étude a été menée sur des rats – à prendre avec des pincettes, donc – et montre qu’en présence d’un taux élevé de ghréline, les rongeurs étaient incapables de prendre des "décisions rationnelles".

Comment mesurer la rationalité avec des rats, me direz-vous. Eh bien, ils ont été entraînés pour accomplir deux tâches : appuyer sur un levier et s’empêcher d’appuyer sur un levier selon le signal donné par les chercheurs. Dans les deux cas, s'ils y arrivent, ils sont récompensés par un produit sucré.

Mais quand les rats recevaient l'hormone directement dans leur cerveau, ils étaient incapables de résister à l’envie d’appuyer sur le levier quand les chercheurs leur indiquaient de ne pas le faire, même s’ils savaient qu’ils ne seraient pas récompensés.

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Les chercheurs expliquent que, pour les humains, cette situation pourrait se traduire par des réactions psychologiques et comportementales plus considérables. Les experts pensent que le fait d’être en colère à cause de la faim, en plus de vous rendre impulsif et généralement un peu con, explique certains problèmes psychiques, comme les troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, les troubles obsessionnels compulsifs, l’autisme, les troubles alimentaires et les addictions… Toutes ces maladies sont étroitement associées à l’impulsivité.

Karolina Skibicka, doctorante à la faculté de sciences humaines de l’Université de Göteborg, a expliqué que les résultats "indiquaient que les récepteurs de la ghréline dans le cerveau peuvent être une cible possible des traitements futurs pour les troubles psychiatriques qui sont caractérisés par des problèmes d’impulsivité et même des troubles alimentaires."

Naturellement, cela ne signifie pas que, si vous êtes un peu sec avec vos collègues ou que vous achetez une pizza format familial pour vous tout seul quand vous faites les courses le ventre vide, vous souffrez d'une addiction ou d'un TOC. Mais grignotez quelques amandes ou quelque chose comme ça, au cas où.

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Traduit de l'anglais par Hélaine Lefrançois

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