Les animojis d’Apple – Source : Keynote

Animoji : une entreprise japonaise porte plainte contre Apple pour vol de marque

David contre Goliath version high-tech.

La keynote d’Apple sur l’iPhone X avec les Animoji, revisitée par Black Mirror. (via compte Twitter de Black Mirror)

C’est une appli qui était tombée dans les oubliettes de l’App Store, sa mise en ligne et sa dernière mise à jour remontant à 2014. Trois ans plus tard, elle refait surface. Motif de la résurrection ? Son nom, Animoji, a été réutilisé par Apple dans l’iPhone X, alors que la marque est déposée depuis 2015. Bilan des courses : David porte plainte contre Goliath.

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Dans cette histoire, David est beaucoup moins punchy que Goliath. L’appli Animoji permet en effet d’envoyer des petits émojis animés sous forme de gif. L’idée est rigolote, mais techniquement simplette. Alors que les Animoji déployés par Apple en 2017 sont technologiquement monstrueux : ils allient émojis classiques et reconnaissance faciale. D’aucuns avaient d’ailleurs fait le rapprochement avec Black Mirror (#autopromo).

L’appli Animoji originelle. (© App Store via la rédaction de Konbini)

Le 18 octobre dernier donc, l’entreprise Emonster, éditrice de l’application basée à Tokyo, a porté plainte contre Apple. Circonstance aggravante, la marque à la pomme connaissait parfaitement ce nom, ce que n’a pas manqué de souligner le plaignant, non sans ironie :

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"Apple était au courant que le plaignant avait utilisé la marque Animoji dans le logiciel de messagerie qui était disponible sur l’App Store. En effet, Apple avait proposé au plaignant de racheter la marque du plaignant, lequel avait refusé. Plutôt que d’utiliser la créativité qui fait sa réputation mondiale, Apple a tout simplement volé le nom imaginé par un développeur de son propre App Store."

Qu’à cela ne tienne, les avocats de l’entreprise de Cupertino se sont immédiatement engouffrés dans une faille : Apple a exigé l’annulation pure et simple du dépôt de la marque Animoji. Motif : la demande avait été formulée par la structure américaine d’Emonster qui, entre-temps, avait été domiciliée au Japon (le plaignant, Enrique Bonansea, est un citoyen américain résidant au Japon).

Résultat : nul n’a d’idée sur l’issue du procès. Le montant de la somme réclamé par Emonster à Apple demeure inconnu à ce jour. La société japonaise espère également faire interdire l’utilisation de la marque Animoji. Ce qui, au vu des forces en jeu, paraît proche de l’impossible.

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Par Pierre Schneidermann, publié le 25/10/2017

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