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Ensevelie en Nouvelle-Zélande, la huitième merveille du monde pourrait refaire surface

Publié le

par Jeanne Pouget

Des chercheurs néo-zélandais auraient retrouvé un site qui pourrait être la huitième merveille du monde : des terrasses naturelles roses et blanches du lac Rotomahana, disparues lors d’une éruption volcanique en 1886.

Le lac Rotomahana, peint par Charles Blomfield en 1903.

Au milieu du XIXe siècle, des touristes fortunés du monde entier se pressaient pour admirer les terrasses roses et blanches du lac Rotomahana, situé sur l’île nord de la Nouvelle-Zélande. Formées de concrétions créées par une source géothermale, elles étaient composées de deux séries de bassins en cascades jusqu’au rivage du lac en contrebas. Un site d’une beauté à couper de souffle qui a été englouti par l’éruption du mont Tarawera en 1886, explique le Guardian. Mais le trésor disparu pourrait avoir été découvert par Rex Bunn et Sascha Nolden, deux chercheurs de l’île, qui pensent pouvoir exhumer le site, enfoui sous 10 à 15 mètres, en dessous de plusieurs épaisses couches de boue et de cendres.

En utilisant des données cartographiques menées à l’époque par un géologue austro-allemand, les deux scientifiques font l’hypothèse que les terrasses auraient juste été recouvertes, et non pas détruites par l’éruption. Mais seule une étude archéologique plus poussée pourrait confirmer leurs dires, et éventuellement conduire à sortir le site de sa tombe. Depuis qu’ils ont publié les résultats de leurs recherches préliminaires dans le Journal of the Royal Society of New Zealand, Rex Bunn et Sascha Nolden affirment avoir reçu de nombreuses offres pour financer la poursuite de leurs explorations. Par ailleurs, les Tuhourangi, autorités tribales locales, soutiendraient pleinement leur démarche.

Il est donc possible que ce qui a longtemps été considéré comme la huitième merveille du monde puisse renaître de ses cendres pour redevenir un lieu de pèlerinage touristique. En tout cas, les chercheurs affirment que le site pourrait n’avoir que des dommages minimes, après avoir été conservé sous terre pendant plus d’un siècle.

Le lac Rotomahana, peint par Charles Blomfield en 1903.

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