Pour endiguer les fake news, WhatsApp limite le transfert de messages

L’Inde est particulièrement visée par cette mesure.

(© Konbini)

Il existe, sur WhatsApp, une fonctionnalité bien pratique permettant de transférer des messages ou des médias (sons, images, vidéos) d’une conversation à l’autre. Il suffit, pour cela, cliquer sur la petite flèche dirigée vers la droite.

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Seulement voilà : cette petite flèche est aussi l’originale du mal. Dans plusieurs pays d’Asie, WhatsApp est devenu une arme à propagation massive de rumeurs, rebaptisées, par convention, "fake news".

Le cas le plus connu et le plus médiatisé est celui de l’Inde, où l’app aurait été "responsable", en tout, de la mort d’une trentaine de personnes ces derniers mois. Suite à la propagation de rumeurs sur le réseau social, les victimes avaient été prises à partie dans la rue et identifiées par les habitants, souvent à tort, comme des kidnappeurs d’enfants ou des membres de gangs.

Le changement opéré par WhatsApp est drastique. Il était possible, auparavant, de transférer un message à 250 personnes. Désormais, ce sera 20 personnes maximum. Pour l’Inde, tarif spécial : la limite a été fixée à 5 transferts. WhatsApp supprimera aussi pour tout le monde la fonction "transfert rapide" qui permet de transférer directement un média.

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Ailleurs en Asie, les réseaux sociaux ont aussi été accusés de provoquer des dommages directs. En mars dernier par exemple, l’État sri-lankais avait bloqué Facebook, WhatsApp, Instagram et Viber parce qu’ils avaient déclenché des violences anti-musulmans.

Un jour avant l’annonce de WhatsApp, Facebook – qui possède WhatsApp – annonçait renforcer sa politique de lutte contre les fake news, à commencer par les pays où la propagation de fausses rumeurs peut avoir des conséquences violentes.

Par Pierre Schneidermann, publié le 20/07/2018

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